بسم الله الرحمن الرحيم

اللهم صل على سيدنا محمد الفاتح لما أغلق والخاتم لما سبق ناصر الحق بالحق والهادي إلى صراطك المستقيم وعلى آله حق قدره ومقداره العظيم

Questions de Fiqh

Salem Aleykoum Cheikh

J'aimerais vous poser une question concernant les métiers de la compta en France car un hadith parle de celui qui signe l'acte de riba et les deux témoins, néanmoins je ne sais pas si le comptable est concerné par ce hadith et un imam de la mosquée locale m’a expliqué que les hadiths ne sont pas à prendre hors contexte et qu'il faut se référer à la société dans laquelle je vis. J'aimerais connaître votre point de vue là-dessus. Je vous remercie d'avance.

 

Réponse de l’imam prêcheur Cheikh Sidi Mohamed Elhadi LITIM (qu’ALLAH le préserve)

Au Nom d'ALLAH le Tout Miséricordieux, louange à Allah et que la prière et le salut soient sur le Messager d’Allah, ensuite :

Wa ‘Alaïkoum assalam wa RahmatouALLAH wa Barakatouhou.

Effectivement, il ne faut pas prendre les textes (Coran ou hadith) en dehors de leur contexte ou avec ignorance, il faut avoir une connaissance complète des causes et des circonstances dans lesquelles ces textes ont été révélés et dis. Ainsi, plusieurs autres sciences sont nécessaires avant de pouvoir donner un avis légal.

Allah le Très-Haut a dit : {Demandez donc aux gens de science si vous ne savez pas.}

Ce type d’effort est le rôle des savants et il n’est pas permis à toute personne de décider de prendre ou de délaisser l’application d’un texte à cause de son incompatibilité avec une situation actuelle.

En principe, travailler dans la comptabilité est une activité licite car c’est une fonction nécessaire pour les entreprises et l’économie. La divergence entre les savants se trouve dans le fait de la pratiquer dans les banques et les sociétés qui utilisent l’intérêt usuraire. Les avis jurisprudentiels divergent entre ceux qui l’interdisent, suivant les paroles prophétiques « hadiths » interdisant l’intérêt usuraire « riba », ce qui constitue une entraide pour le péché et la transgression, et d’autre part ceux qui se retiennent de l’interdire (surtout les hanafis), en se basant sur ce qu’on appelle le mal généralisé « ‘oumoum al-balwa », c'est-à-dire qu’une affaire interdite à l’origine s’est tellement généralisée que le commun des gens ne peut l’éviter et l’ensemble des musulmans se trouve dans l’obligation de traiter avec d’une manière ou d’une autre, donc le blocage complet de ces traitements représentera un blocage aux intérêts de la communauté.

C’est ce dernier avis que nous retenons pour éviter la gêne à beaucoup de travailleurs. Mais il reste à signaler que si l’activité de l’entreprise est complètement illicite, comme la vente de l’alcool par exemple, alors il devient interdit de travailler avec elle.

Et Allah est plus savant.

Wa Salam ‘Alaïkoum wa Rahmatou ALLAH wa Barakatouhou

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