بسم الله الرحمن الرحيم

اللهم صل على سيدنا محمد الفاتح لما أغلق والخاتم لما سبق ناصر الحق بالحق والهادي إلى صراطك المستقيم وعلى آله حق قدره ومقداره العظيم

Questions de Fiqh

Assalamou aleikoum,

Je vous interpelle car j'ai eu une demande en mariage d'un homme ayant étudier l'islam en Egypte. On dit de lui qu'il a un savoir riche en sciences islamiques, issu de bonne famille et avec un bon comportement dans l'ensemble. Il m'a demandé quelles étaient mes conditions de mariage? Je lui ai répondu: Que mon époux soit pieux pour son âme et utile pour les gens (salihoun li nafssyh wa mousslihoun li khayrih). Ainsi qu'il puisse être capable d'assurer les besoins financiers de sa famille (métier stable). Il m'a répondu que j'avais tort de refuser une demande de mariage venant de quelqu'un de pieux juste parce qu'il n'a pas d'emploi. J'ai estimé qu'il n'était pas capable d'assurer les besoins de base de sa famille financièrement. Voilà la raison de mon refus.

J'aimerai savoir si au niveau fiqhy j'ai eu tort ou raison d'avoir refuser car je ne veux pas encourir la colère divine.

Jazakoumoulaho hayra

 

Réponse de l’imam prêcheur Cheikh Sidi Mohamed Elhadi LITIM (qu’Allah le préserve)

Au Nom d'ALLAH le Tout Miséricordieux, louange à Allah et que la prière et le salut soient sur le Messager d’Allah, ensuite :

Wa ‘Alaïkoum assalam wa RahmatouALLAH wa Barakatouhou.

Sur ce sujet récurrent, il faut distinguer entre deux choses. Dans la science légiférée, il existe deux notions :

- La « rukhsa », c'est-à-dire allègement, facilitation, permission;

- Et son opposé la « ‘azima », ce qui signifie détermination, observer le devoir sans tenir compte des obstacles.

Du point de vue jurisprudentiel, l’ordre rapporté dans le hadith: « Si se présente à vous celui dont vous êtes satisfait de sa religion et de son comportement alors mariez-le » est considéré comme un acte méritoire (« mandoub »). Et dans la classification des œuvres, l’acte méritoire est récompensé s’il est accompli mais son délaissement n’est pas un péché.

Ensuite, c’est une question de degré de foi, de piété, de détermination à se rapprocher de Dieu. Le croyant a la certitude que la subsistance vient d’Allah et c’est Lui seul le Pourvoyeur. Tout acte est basé sur l'intention et le fondement dans cette affaire est la religion et le caractère moral. Allah le Très-Haut dit : « Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S'ils sont besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce. » (Sourate 24, verset 32)

Il est permis à la femme de se marier avec un homme qui a la foi et la religion mais dont les ressources financières sont limitées, et de patienter avec lui si elle le souhaite. C’est un choix personnel de piété.

« Et quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas. Et quiconque place sa confiance en Allah, Il [Allah] lui suffit. » (Sourate 65, versets 2-3)

Il faut savoir aussi différencier entre celui qui ne travaille pas du fait d'une situation involontaire et temporaire, et celui qui ne travaille pas par fainéantise, qui est incapable de subvenir aux minimums des besoins familiaux.

Et Allah est plus savant.

Wa Salam ‘Alaïkoum wa Rahmatou ALLAH wa Barakatouhou

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