بسم الله الرحمن الرحيم

اللهم صل على سيدنا محمد الفاتح لما أغلق والخاتم لما سبق ناصر الحق بالحق والهادي إلى صراطك المستقيم وعلى آله حق قدره ومقداره العظيم

Tariqa Tidjaniya

La Wadhifa n’est obligatoire qu’une fois par jour et méritoire deux fois par jour. Si elle est accomplie deux fois par jour, elle a les mêmes temps d'accomplissements que le Lazim pour le matin et le soir.

Si elle n’est accomplie qu’une fois par jour, alors son temps va du ‘Asr d’un jour jusqu’au ‘Asr de l’autre jour, et son temps de nécessité s’étend jusqu’au Maghreb de cet autre jour, et le meilleur moment pour l’accomplir dans ce cas est de le faire après le Maghreb. C’est ainsi qu’agissait Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) à la fin de sa vie.

Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe

1. Les piliers

A. La formule de demande de pardon suivante : « Astaghfiroullah El ‘Adhim aladhi lê ilêha ilê Houwa-l-Hayyou-l-Qayyoum » 30 fois.

Elle fut allégée par Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), car autrefois elle se récitait 100 fois, mais avec la formule : « Astaghfiroullah » seulement. Cette formule, et sa prononciation, est celle qui a été employée par Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Cependant, il existe une variante employée dans laquelle la prononciation : « Hayyou-l-Qayyoum » est prononcée « Hayya-l-Qayyoum » ce qui est aussi valide en langue arabe (Cheikh Idriss El Iraqi).

Remarque :

Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée) a dit, dans le Boughiyat : « La raison pour laquelle dans la demande de pardon du Wadhifa on récite la formule « Je demande pardon à Allah l’Immense en dehors de qui il n’y a pas d’autres divinités à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même » en s’arrêtant à « Celui qui subsiste par Lui-même  (Qayyoum) » sans rajouter la formule connue indiquant le repentir « et je me repens auprès de Lui  (wa atoubou ilaïhi) », c’est qu’en accomplissant seulement la demande de pardon (Istighfar), on ne peut être considéré comme menteur, car cela n’implique aucune condition contrairement au repentir.

En effet, si on dit : « et je me repens auprès de lui » sans remplir les conditions du repentir, on peut alors être considéré comme menteur et les conditions du repentir sont au nombre de trois :

- L’interruption sur-le-champ du péché,

- Le regret de l’avoir accompli,

- Et la résolution de ne plus jamais y retourner.

C’est à tout cela que fait référence le repentir. Ainsi, quelqu’un d’insouciant accomplissant selon la première manière n’est pas comme l’insouciant l’accomplissant selon la seconde manière (c’est à dire avec le repentir en plus), en raison de ce que cela comporte alors comme mensonge et dérision contrairement à la première manière qui n’est qu’une demande d’absolution, comme l’a stipulé l’imam Fakhr Razi (qu’Allah l’agrée) »

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Djaouharatou-l-Kamel (la perle de la perfection) est une prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) particulière qui nécessite les conditions suivantes pour pouvoir être récitée :

1 - La pureté : Du corps, des vêtements, de l’endroit

2 - L'ablution à l'eau

3 - De S’asseoir lors de la récitation de Djaouharatou-l-Kamel

Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée) dit dans son Boughiyat : « Durant les voyages, on peut réciter les oraisons sur une monture, mais lorsqu’on arrive à la Djaouharatou-l-Kamel, on doit descendre et la réciter en marchant avec la condition toutefois que l’endroit où l’on marche soit pur. Certains compagnons (qu’Allah les agrée) disent que le voyageur peut la faire en marchant et que lorsqu’il arrive à la 7e perle, il s’assoit jusqu’à la fin de la récitation, pour moi (Sidi ‘Arbi) c’est le plus préférable sauf dans les cas de nécessité telle la peur et Allah est le plus savant ».

Cheikh Nadhifi (qu’Allah l’agrée) a dit qu’en cas de peur pour nous ou notre argent « on fait l’ouird sur la monture en remplaçant par 20 Salat Fatihi » ; « Cette prière ne peut être lue sur une monture ou sur un bateau ».

4 - Le lieu doit être assez large pour contenir six personnes. (Cheikh Nadhifi)

Si toutes ces conditions ou seulement une seule ne sont pas réunies, on doit alors remplacer Djaouharatou-l-Kamel par la récitation de vingt Salat Fatihi.

Il est rapporté, dans El Ifadat-l-Ahmediya, que Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit : « Celui qui se purifie par le Tayyamoum ne doit pas réciter Djaouharatou-l-Kamel, mais il la remplace par vingt Salat Fatihi lima oughliqa, car elle ne peut se réciter que par la pureté à l’eau et sur un tapis pur qui peut contenir six personnes ; le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et les quatre khalifes assistent dès le septième Djaouharatou-l-Kamel ».

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Q. 26 : Celui qui fait la Wadhifa en groupe et remplace la récitation de la Djaouharatou-l-Kamel par 20 Salat Fatihi parce qu’il ne la connaît pas, s’il finit la récitation de Salat Fatihi avant le groupe lui est-il permis alors de réciter la Djaouharatou-l-Kamel avec eux dans le but de l’apprendre ?

R. 26 : Celui qui fait le remplacement de la Djaouharatou-l-Kamel par Salat Fatihi, lorsque le groupe récite les Djaouharatou-l-Kamel, lui, il doit réciter à voix basse ses Salat Fatihi, s’il termine avant eux il peut quitter l’assemblée par nécessité et son Dhikr est valide. Il peut aussi réciter Djaouharatou-l-Kamel dans le but de l’apprendre, s’il réunit toutes les conditions nécessaires à sa récitation.

De plus, s’il est venu rejoindre le groupe après qu’ils ont commencé et que lors de son remplacement, il a fini avant eux, alors il doit rattraper ce qui lui manque sans attendre la fin de la récitation de la Djaouharatou-l-Kamel des autres (Taïssir el Amani de Cheikh Hajjouji.).

Quant à l’imam Nadhifi, il dit : « Il est préférable qu’il suive ses frères pendant la récitation de la Djaouharatou-l-Kamel, peut être qu’Allah lui permettra ainsi de l’apprendre, puis lorsqu’ils finissent, il rattrape ce qui lui manquait, mais il n’y a pas de mal non plus à ce qu’il commence à rattraper au moment où les frères récitent la Djaouharatou-l-Kamel ».

Q. 27 : Si quelqu’un doit remplacer la récitation de la Djaouharatou-l-Kamel par Salat Fatihi et qu’il a oublié ou l’inverse, quelle est la règle ?

R. 27 : Celui pour qui il est obligatoire de faire le remplacement et qui a lu Djaouharatou-l-Kamel par oubli ainsi que pour celui dont l’obligation est la récitation de Djaouharatou-l-Kamel et qui la remplace, dans les deux cas il lui est demandé de retourner à l’obligation, car la lecture de Djaouharatou-l-Kamel n’est acceptée qu’avec ses conditions et la lecture de remplacement (c’est à dire 20 Salat Fatihi) ne suffit pas pour celui qui possède les conditions pour réciter la Djaouharatou-l-Kamel.

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Le non-accomplissement des points qui vont suivre n’entraîne pas la nullité des oraisons appelées Wadhifa et Heïlala (ou ‘Asrou). Mais il faut savoir que ce sont des devoirs exigés et que leur délaissement est une faute grave. C’est un signe qui montre que l’accomplissement des préceptes de la Tariqa est pris à la légère et il est à craindre pour telle personne qu’elle finisse mal. Il est à l’exemple de quelqu’un voguant en mer qui négligerait les fuites de la coque de son bateau, celui-là, s’il reste ainsi, son issue est forcément fatale.

Ces devoirs sont :

1 - Les accomplir en groupe :

Concernant la participation éventuelle des femmes à l’assemblée, il faut savoir que cela n'est permis que si deux conditions sont réunies :

a) La première, c'est qu'elles doivent y participer à l'écart du groupe des hommes dans un endroit où elles ne peuvent voir ou être vues par eux.

b) La seconde est qu’il leur est interdit de réciter à voix haute et de se faire entendre (tous les Dhikr des femmes se font à voix basse comme pour la récitation du Qoran dans les cinq prières obligatoires).

Si ces deux conditions sont réunies, elles peuvent participer en suivant la récitation du groupe des hommes. Bien sûr, ces deux conditions deviennent caduques si tous les hommes sont des « Mouhram » avec qui le mariage leur est interdit tel que les frères, père, fils, neveu… etc. (Cheikh Idriss El Iraqi)

Selon Abou Darda (qu’Allah l’agrée), il a rapporté que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « ALLAH ressuscitera des gens le jour du jugement avec une lumière sur le visage, ils seront sur des chaires en perle et ils seront enviés par les gens, alors que ce ne sont pas des prophètes, ni des martyrs ». Un bédouin se jeta à ses genoux puis dit : « Ô ! Messager d’ALLAH, décris-les-nous pour qu’on puisse les reconnaître ». Il dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ce sont des gens qui s’aiment et qui sont de tribus et de régions différentes qui se sont réunis pour l’évocation d’ALLAH et qui l’évoquent ». Rapporté par Tabarani avec une chaîne bonne (Hassan).

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Ils sont nombreux pour la Wadhifa. Parmi eux, il y a :

- Comprendre le sens du Dhikr

- Visualiser l'image du guide

- Se mettre en position assise comme pour le tachahoud lorsqu'on arrive à la 7ème perle de la Djaouharatou-l-Kamel

- Lever les mains à la dernière perle de la Djaouharatou-l-Kamel

- Clôturer par le verset : « Inna Allah wa malaïkatahou [...] »

- Faire dou'a

- Saluer les frères à droite et à gauche, etc.

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Q. 39 : Quelles sont les règles en ce qui concerne le Tayyamoum pour les oraisons, peut-on accomplir le Lazim avec le Tayyamoum de la Wadhifa ?

R. 39 : Il y a un point de divergences à ce sujet. Mais, la règle principale est : tout comme il faut un Tayyamoum pour chaque prière (dans le rite Malikite), il le faut aussi pour chaque oraison, car elles ont le statut de vœux pieux et donc d’œuvres obligatoires. (Cheikh Idriss El Iraqi)

Le point de divergence concerne la récitation du Lazim avec le Tayyamoum du Wadhifa, et leur accomplissement à toutes deux avec le Tayyamoum de la prière obligatoire, car certains l’interdisent et d’autres le permettent.

Parmi ceux qui l’interdisent, il y a :

- Sidi Mohamed ibn Abdelwahid Nadhifi dans Dourratou-l-kharida

- Cheikh Mohamed ibn Abdallah Tasfaoui dans Fath Rabbani

- Cheikh Mohamed El Hafidh dans Qasd Sabil 

- Cheikh Nadhifi a interdit entièrement la récitation (de l’oraison) ou la prière avec le Tayyamoum d’un autre.

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