Sahabiyatte et famille du bien-aimé Prophète (sas), Dura bint Abu Lahab (qu’Allâh l’agrée)
Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.
Sahabiyatte et famille du bien-aimé Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)
Dura bint Abu Lahab qu’Allah soit satisfait d’elle.
Elle est la fille de ‘Abd Al-‘Uzza, l’un des oncles de l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Il fut surnommé Abu Lahab, « le père du feu » que l’Islam transformera en « celui qui est promis au feu ». Ceci provient du fait qu’il s’était allié avec beaucoup de détermination aux ennemis du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) pour le persécuter.
La mère de Dura, Um Jamîl ibn Harb, était la sœur de Abu Sufyân, qui fut aussi un grand ennemi du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avant de se convertir à l’Islam à son tour, peu après la prise de La Mecque. À propos de Abu Lahab et de son épouse, Um Jamîl, retenons qu’une sourate fut révélée tout exprès les concernant : « Périssent les mains d’Abû Lahab et qu’il périsse lui-même ! Toutes ses richesses et tout ce qu’il a acquis ne lui auront servi à rien quand il sera, dans un Feu aux flammes ardentes, précipité, ainsi que sa femme, la porteuse de fagots, qui sera traînée une corde rugueuse au cou. » (Sourate 111 les fibres, versets 1 à 5).
Dura (qu’Allah l’agrée) fit face à l’attitude hostile de ses parents avec beaucoup de courage et de détermination, résistant à leurs pressions. Elle fut mariée à Al-Hârith ibn Nawfal ibn Al Hârith ibn Abd Al-Muttalib, un des oncles du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avec lequel elle aura plusieurs enfants. Son époux demeura païen et participa, contre les musulmans, à la Bataille de Badr où il perdit la vie.
Devenue veuve, Dura (qu’Allah l’agrée) partit rejoindre les musulmans à Médine, où elle put enfin vivre sa foi en toute quiétude. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui fit épouser un Compagnon, Dihya Al-Kalbî (qu’Allah l’agrée), réputé pour sa beauté et dont on rapporte que Gabriel (sur lui la paix) prenait parfois les traits lorsqu’il visitait l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). On nous dit d’elle qu’elle fut une femme très pieuse.
Peu après son arrivée à Médine, certaines personnes se permirent de mettre en doute sa sincérité en lui posant la question : « Tu es la fille de Abu Lahab, l’homme destiné au feu ! À quoi donc peut te servir ton émigration ? » Dura (qu’Allah l’agrée) fut très peinée par cette remarque et se rendit auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à la mosquée pour lui rapporter ce qui s’était passé. Il la calma et lui conseilla de rester.
Puis il fit la prière et retint les fidèles auxquels il s’adressa : « Pourquoi me faites-vous du tort au travers des membres de ma famille ? Par Dieu, mon intercession atteindra toute ma parenté, ainsi que Sada’în, Hakamîn et Salhaîn, le Jour du Jugement. Celui qui nuit aux membres de ma famille me nuit également. Et celui qui me fait du tort fait du tort à Dieu. »
En effet, personne ne peut subir de préjudice pour la faute commise par quelqu’un d’autre, cela est clairement énoncé dans le Coran : « Nul ne commet le mal qu’à son propre détriment. Nul n’aura à assumer les fautes d’autrui. » (Sourate 6 les bestiaux, verset 164).
Un homme interrogea le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Quelle est la meilleure personne parmi les gens ? » Il lui répondit : « La meilleure personne parmi les gens est celle qui est la plus éduquée et la plus pieuse, c’est celle qui commande le bien et déconseille le mal et celle qui préserve les liens de parenté. »
Dura (qu’Allah l’agrée) fréquenta régulièrement les Mères des Croyants (qu’Allah les agrée) auprès desquelles elle approfondit ses connaissances en matière de religion. Elle fut bientôt réputée pour son savoir. Elle avait notamment des connaissances en matière de hadith. Elle fut également une poétesse appréciée.
Un jour qu’elle se trouvait chez Aïcha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) entra et demanda de l’eau pour faire ses ablutions. Elle devança Aïcha (qu’Allah l’agrée) et présenta un récipient d’eau à l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Lorsqu’il eut terminé, il leva les yeux vers elle et lui dit : « Ô Dura, tu es des miens et je suis des tiens. »
Selon certaines sources, Dura (qu’Allah l’agrée) aurait vécu jusqu’au califat de ‘Umar (qu’Allah l’agrée) et aurait quitté ce monde en l’an 20 de l’Hégire.
Que Dieu soit satisfait de Dura.
Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.
Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani
