`Aïcha, fille d’Abu Bakr, qu’Allah soit satisfait d’elle. 3e partie
Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.
La Question de l’héritage.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’a laissé aucun bien sous forme d’argent ou de nourriture. En fait, dans sa maison, il n’y avait rien à manger pour le repas du soir où il mourut. Cependant, il possédait quelques jardins. Les revenus de ces terres étaient dépensés pour les besoins publics. D’après la loi de l’héritage, ces terres étaient maintenant la propriété de ses femmes qui avaient l’intention de les réclamer au nouveau chef de l’état. Aïcha (qu’Allah l’agrée) les arrêta en disant : « Vous ne vous rappelez pas des paroles du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ? Il a clairement dit que tout ce qu’il laisse derrière lui appartiendrait au peuple en général et à aucun individu en particulier ! »
La mort du père de Aïcha (qu’Allah les agrée tous deux).
Abu Bakr (qu’Allah l’agrée) fut Calife pour un peu plus de deux ans. Pendant les derniers moments de sa maladie, Aïcha (qu’Allah l’agrée) s’asseyait à son chevet. Il lui avait donné quelques biens. Maintenant qu’il allait quitter ce monde, il pensa à ses autres enfants. Il dit à Aïcha (qu’Allah l’agrée) :
« Aïcha, céderais-tu ces biens à tes plus jeunes frères et sœurs ? »
Aïcha (qu’Allah l’agrée) accepta promptement. Il demanda ensuite :
« Combien de pièces de tissu le linceul du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avait-il ?
– Trois morceaux de tissu blanc, répondit Aïcha (qu’Allah l’agrée).
– Et quel jour est-il mort ?
– Lundi !
– Quel jour est-ce aujourd’hui ?
– Lundi !
– Je vais aussi quitter ce monde d’ici ce soir. »
Le Calife (qu’Allah l’agrée) regarda alors le drap qui le recouvrait. Il avait quelques tâches.
« Nettoie-le, dit-il, et apporte deux autres pièces. Les trois suffiront pour couvrir mon corps !
– Mais ce drap est usé, père, protesta Aïcha (qu’Allah l’agrée).
– Les vivants ont plus besoin de vêtements neufs qu’un mort, répondit le Calife. »
Le soir même, Abu Bakr (qu’Allah l’agrée) mourut et fut enterré au côté du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).
Aïcha offre sa place à Omar (qu’Allah les agrée tous deux).
Quand Omar (qu’Allah l’agrée), second Calife, était couché, blessé mortellement, il envoya son fils Abdullah, prier Aïcha (qu’Allah l’agrée) de le laisser être enterré au côté de ses deux illustres Compagnons. Abdullah trouva Aïcha (qu’Allah l’agrée) en pleurs. En réponse au message du Calife mourant, elle dit :
« Je voulais que ma tombe soit là. Mais je préfère Omar à moi-même ! »
Omar (qu’Allah l’agrée) fut alors enterré dans la chambre de Aïcha (qu’Allah l’agrée). Son rêve s’était totalement réalisé. Les trois lunes étaient descendues dans sa chambre.
L’assassinat d’Othman (qu’Allah l’agrée).
Aïcha (qu’Allah l’agrée), comme la plupart des Compagnons, n’était pas d’accord sur quelques points politiques d’Othman. Mais elle était contre la violence. Oushtar Nakhi, un rebelle, lui demanda ce qu’elle pensait du projet d’assassiner Othman (qu’Allah l’agrée). Elle s’écria avec horreur : « Qu’Allah m’en préserve ! Comment puis-je prendre part à l’assassinat du chef des chefs ? »
Le plus jeune frère de Aïcha, Mohammed, qui fut élevé par Ali (qu’Allah les agrée), était également un des chefs rebelles. Avant de partir pour le Hadj, Aïcha (qu’Allah l’agrée) lui conseilla fortement de l’accompagner à la Mecque, mais il ne l’écouta pas.
Aïcha (qu’Allah l’agrée) était sur le chemin de retour à Médine, quand Talha et Zoubeïr (qu’Allah les agrée) la rencontrèrent. Tous deux étaient les maris de ses sœurs et des Compagnons d’un haut rang. Ils lui racontèrent le meurtre de sang-froid du Calife et du vaste pillage dans Médine. Le remède qu’ils proposèrent était de lever une armée forte qui ramènerait la paix dans le pays. Aïcha (qu’Allah l’agrée) fut facilement persuadée et une grande armée se réunit sous le drapeau.
Les Chefs de Banu Umayya, dont la plupart étaient à la Mecque, se joignirent à cette armée. Ceci les permit de passer pour des défenseurs de la vérité et de la justice. Le plan de Aïcha (qu’Allah l’agrée) était de marcher sur Médine. Mais ses conseillers pensèrent différemment. Ils la forcèrent de marcher sur Bassora.
La nouvelle que la femme du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) conduisait une armée pour restaurer la paix dans le pays se répandit très vite. Des hommes venus de près ou de loin commencèrent à se précipiter dans son armée, afin qu’elle bénéficie d’une grande force.
En marchant, l’armée passa par l’étang d’un village. Les chiens du voisinage commencèrent à aboyer. Quand leurs hurlements atteignirent ses oreilles, une prophétie oubliée du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui revint soudain à l’esprit. Il y a quelques années, il avait dit un jour, au milieu de ses femmes :
« Je ne sais pas laquelle de vous sera aboyée par les chiens de Joab ! »
« À quel endroit, sommes-nous ? » demanda anxieusement Aïcha (qu’Allah l’agrée).
« Joab ! » lui répondit-on.
« Alors, je dois revenir sur mes pas, » soupira-t-elle. Talha, Zoubeïr (qu’Allah les agrée) et les autres s’opposèrent à elle, mais elle ne voulait pas faire un pas de plus. L’armée fit halte. À la fin, ses conseillers eurent le dessus, et elle continua sa marche à contrecœur.
Entrée dans Bassora.
Outhman Ibn Hounayf (qu’Allah l’agrée), le Gouverneur de Bassora, envoya une délégation à Aïcha (qu’Allah l’agrée), pour savoir le but de sa campagne. Aïcha (qu’Allah l’agrée) fit un discours tellement animé devant la délégation, qu’un membre de la délégation se joignit à elle. Cependant, le Gouverneur décida de faire son devoir. Il sortit avec une armée pour arrêter l’entrée de Aïcha (qu’Allah l’agrée) dans la ville.
Les deux armées se tinrent face à face. Talha et Zoubeïr (qu’Allah les agrée) sortirent et abordèrent l’armée du Gouverneur, ce qui produisit un vacarme. Voyant cela, Aïcha (qu’Allah l’agrée) s’avança. Il y avait une telle dignité dans ses paroles qu’il y eut aussitôt un silence de part et d’autre. Elle termina son discours avec ses mots : « Oui, écoutez attentivement ! Ce que vous devriez faire maintenant et qu’il serait peu convenable d’ignorer, c’est d’arrêter les assassins d’Othman et de mettre en vigueur les commandements d’Allah ! »
L’effet fut spectaculaire. On criait : « Oui, elle a raison ! Elle a parfaitement raison. » En très peu de temps, la moitié de l’armée du Gouverneur se joignit à celle de Aïcha (qu’Allah l’agrée).
Le Gouverneur, cependant, refusa d’abandonner. Pendant trois jours, les deux armées se tinrent face à face. Au troisième jour, on décida d’envoyer un homme à Médine pour savoir si Talha et Zoubeïr (qu’Allah les agrée) avaient fait serment d’allégeance à Ali (qu’Allah l’agrée) de leur propre gré ou sous la pression. Dans le premier cas, l’armée de Aïcha (qu’Allah l’agrée) devrait retourner. Dans le second, le Gouverneur remettrait la ville à Aïcha (qu’Allah l’agrée).
Kaab Ibn Thaur, le juge de Bassora, fut choisi pour aller à Médine pour connaître les faits réels. Kaab arriva à Médine un vendredi. Après la prière du vendredi, il se leva dans la mosquée et s’écria : « Dites-moi, ô peuple ! Talha et Zoubeïr ont-ils fait serment d’allégeance de leur propre gré ou sous la pression ? » Tout le monde se tut, mais Oussama (qu’Allah l’agrée) se leva et dit : « Par Allah ! Ils le firent sous la pression ! »
Kaab transmit la réponse. Entre-temps, le Gouverneur avait reçu des ordres d’Ali (qu’Allah l’agrée) de ne pas remettre la ville. Il obéit aux ordres du Calife. Dans la bataille qui suivit, le Gouverneur fut renversé. Aïcha (qu’Allah l’agrée) entra dans Bassora. Ceux qui avaient pris part dans la révolte contre Othman (qu’Allah l’agrée) furent tués. Cependant, un des chefs put s’échapper, car des centaines de ses hommes armés, étaient venus le défendre. L’armée de Aïcha (qu’Allah l’agrée) ne réussit pas à mettre la main sur lui.
La Bataille du Chameau.
Ali (qu’Allah l’agrée) fut profondément bouleversé par la nouvelle que Bassora était tombée aux mains de Aïcha (qu’Allah l’agrée). Il se rappela alors une parole du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui lui avait dit un jour :
«Quelque chose surviendra entre toi et Aïcha.
– Je serai alors le plus malchanceux des humains ! s’était exclamé Ali (qu’Allah l’agrée).
– Non, mais quand cela arrivera, fais-la retourner à son lieu de sécurité. »
Ali (qu’Allah l’agrée) devait donc apaiser en priorité le confit irakien avant de s’occuper de la Syrie. Il demanda de l’aide au Médinois, mais la réponse fut maigre. Seulement 700 hommes acceptèrent d’aller avec lui. Beaucoup plus se joignirent à lui en chemin ; de même que 7000 venant de Koufa. Au moment où il arriva à Bassora, il avait 20 000 hommes. Aïcha (qu’Allah l’agrée) sortit pour le rencontrer avec une armée de 30 000 hommes.
Pour la première fois dans la brève histoire de l’islam, deux armées musulmanes se tenaient prêtes pour s’affronter. Des parents et des proches étaient opposés les uns aux autres. À la pensée de la lutte à venir, les cœurs des musulmans soucieux saignaient. Zoubeïr (qu’Allah l’agrée) s’écria avec dégoût : « Hélas ! Après être devenus puissants comme le roc, les musulmans sont maintenant prêts à briser leur propre pouvoir ! »
Des musulmans soucieux priaient dans leurs cœurs afin que le choc soit évité. Un chef très influent poussa Ali (qu’Allah l’agrée) vers des pourparlers de paix. Ali (qu’Allah l’agrée) apprécia la demande. L’homme alla ensuite à l’autre camp. Aïcha, Talha et Zoubeïr (qu’Allah les agrée) expliquèrent que leur seul but était de punir les assassins d’Othman et de tout faire rentrer dans l’ordre.
À cela, l’homme répondit : « Mère des fidèles ! Réfléchissez attentivement à la situation. Afin de punir 500 personnes, vous verserez le sang de 5000. Les familles de ces 5000 personnes vont prendre alors leur revanche. Dans ces conditions, comment les choses vont-elles rentrer dans l’ordre ? »
L’argument rendit Aïcha et ses conseillers silencieux. Ils étaient tous d’accord pour faire la paix avec Ali (qu’Allah l’agrée). La nouvelle contenta Ali (qu’Allah l’agrée). Cette déclaration se dit entendre de l’armée du Calife. « Personne ne doit penser à la guerre. Demain, nous allons arranger la situation paisiblement. Ceux qui sont, en quelque façon, impliqués dans l’assassinat d’Othman doivent se séparer de nous ! »
Cette déclaration mit une bonne partie de l’armée de Ali (qu’Allah l’agrée), mal à l’aise. C’étaient ceux qui avaient pris part dans la révolte contre Othman (qu’Allah l’agrée). Ils avaient l’espoir que dans le camp d’Ali (qu’Allah l’agrée), ils seraient saufs. Cet espoir semblait s’envoler. Leur seule chance était de précipiter la lutte. Ils étaient décidés à ne pas la laisser s’envoler.
La nuit arriva et les hommes des deux camps dormaient, mais les assassins d’Othman (qu’Allah l’agrée) étaient occupés à préparer une attaque-surprise. Un peu avant l’aube, ils attaquèrent l’armée de Aïcha (qu’Allah l’agrée). Il y eut une ruée soudaine sur les armes, des deux côtés. Chaque camp accusait l’autre de trahison. Ali (qu’Allah l’agrée) essaya en vain de retenir ses hommes, mais la bataille était trop poussée.
Kaab, le juge de Bassora, était du côté de Aïcha (qu’Allah l’agrée). Il vint à elle et dit : « Mère des fidèles ! Si vous montez votre chameau et que vous alliez dans la bataille, la scène pourrait inciter l’autre camp à faire la paix ! »
Elle s’assit sur son chameau et se dirigea droit en pleine bataille. Ali (qu’Allah l’agrée) fit un essai de dernière minute pour la paix. Il se tint en face de son armée et aperçut Zoubeïr (qu’Allah l’agrée). Les deux chefs se tinrent si près l’un de l’autre que les cous de leurs chevaux se touchaient.
« Zoubeïr, dit Ali (qu’Allah les agrée). As-tu oublié que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit un jour que tu lutteras contre moi pour une raison injuste ? » Zoubeïr (qu’Allah l’agrée), se souvenant de ces propos du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), réalisa son erreur. Il abandonna le combat et quitta le champ de bataille. Sur son chemin vers Médine, il est tué par un ennemi alors qu’il priait.
Talha (qu’Allah l’agrée) voulait également, à un moment donné, interrompre la lutte. Mais il fut blessé par une flèche ; on le ramena, suite à sa demande, à Bassora, où il mourut.
Voyant les musulmans s’entretuer, Aïcha (qu’Allah l’agrée) demanda à Kaab, le juge de Bassora, d’appeler Ali (qu’Allah l’agrée) au livre d’Allah. Il ouvrit le Qur’an et le mit entre les deux armées. Mais avant qu’il ne pût réciter un verset, une flèche mit fin à sa vie.
Les hommes de Aïcha (qu’Allah l’agrée) se pressèrent autour d’elle comme un solide mur humain et chantaient les vers suivants : « Ô notre Mère ! Ô la meilleure mère que nous connaissons ! Ne voyez-vous pas combien de guerriers ont été blessés ainsi que leurs mains et têtes coupées ! »
Pour arrêter la lutte, Ali (qu’Allah l’agrée) ordonna à ses hommes de renverser le chameau. En prenant un grand risque, quelques hommes d’Ali (qu’Allah l’agrée) passèrent derrière le chameau et coupèrent ses pattes de derrière. Le chameau retomba sur ses pattes de devant, descendant ainsi Aïcha (qu’Allah l’agrée). La lutte s’arrêta alors. Le frère de Aïcha (qu’Allah l’agrée), Mohammed qui combattait du côté d’Ali (qu’Allah l’agrée) se précipita vers sa sœur et lui tendit la main pour se relever.
« Quelle main insolente, est-ce ? demanda Aïcha (qu’Allah l’agrée).
– Je suis ton frère, répondit Mohammed. Es-tu blessée ?
– Non ! dit-elle »
Ali traita Aïcha (qu’Allah les agrée) avec le plus grand respect. Elle se reposa quelques jours à Bassora, puis elle fut escortée par son frère Mohammed, accompagnée d’une quarantaine de femmes respectables. Ali et son fils Hassan (qu’Allah les agrée) l’accompagnèrent quelques kilomètres. Avant de se quitter, Aïcha (qu’Allah l’agrée) s’adressa au peuple en disant : « Mes enfants ! Il n’y a pas d’inimitié entre Ali et moi. Je le considère comme un homme bon ! »
« La Mère des croyants a raison, ajouta Ali. Elle est la femme honorée du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans ce monde et dans l’autre. »
Regret permanent.
De Bassora, Aïcha (qu’Allah l’agrée) partit pour la Mecque afin d’accomplir le Pèlerinage. Elle retourna ensuite à Médine, à la porte du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).
Aïcha (qu’Allah l’agrée) avait marché vers l’Iraq avec de bonnes intentions. Son but était de rétablir l’ordre et la paix. Maintenant qu’elle avait un certain recul, la mésaventure semblait être la plus grande tragédie de sa vie. Ses deux sœurs et des milliers d’autres musulmanes étaient devenues veuves à cause de sa campagne.
Sans aucun doute avait-elle choisi la mauvaise voie. Aïcha (qu’Allah l’agrée) regretta cette malheureuse erreur toute sa vie. À chaque fois que cela lui venait à l’esprit, elle s’exclamait :
« J’aurais dû être un arbre ! J’aurais dû être une pierre ou un caillou ! J’aurais dû être morte ! »
Jusqu’au dernier moment de sa vie, elle déclara qu’elle regrettait d’avoir pris part dans la campagne irakienne.
Quand elle récitait le Qur’an et spécialement le verset suivant :
« Ô femmes du Prophète, demeurez dans vos demeures… »(Sourate 33 les coalisés, verset 33)
Elle pleurait tellement que son voile était trempé. Il y avait encore une place dans sa chambre pour une autre tombe, mais avant sa mort, elle laissa une volonté :
« Ne m’enterrez pas aux côtés du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), car j’ai commis une erreur après lui ! »
Ce regret sincère aurait plus que racheté sa triste faute. Aïcha (qu’Allah l’agrée) eut le courage moral d’avouer ses erreurs et de s’en sentir sincèrement désolée.
Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.
Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani
