Ne jugez pas les gens selon leur apparence

Bismillāh ar-Raḥmān ar-Raḥīm
Au Nom d’Allāh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ô Allâh, prie sur notre maître Muhammad,
l’Ouverture de ce qui fut fermé,
le Sceau de ce qui a précédé,
le Secours de la Vérité par la Vérité,
et le Guide vers Ton chemin droit.
Et sur sa famille,
selon son immense valeur et la grandeur de son rang.

Allâh le Très-Haut dit :

«Dis : si vous aimez Allâh, alors suivez-moi ; Allâh vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Et Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. »
(Coran 3 Âl-´Imran, verset 31)

وَمَا أُمِرُوا إِلَّا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ
(Sourate Al-Bayyinah, 98:5)
« Et il ne leur a été ordonné que d’adorer Allâh, Lui vouant un culte sincère. »

Le regard d’Allâh

قال رسول الله ﷺ :
إِنَّ اللَّهَ لَا يَنْظُرُ إِلَى صُوَرِكُمْ وَلَا إِلَى أَجْسَادِكُمْ،
وَلَكِنْ يَنْظُرُ إِلَى قُلُوبِكُمْ وَأَعْمَالِكُمْ

Rapporté par Muslim
« Certes, Allâh ne regarde ni vos apparences ni vos corps, mais Il regarde vos cœurs et vos œuvres. »

Parole de Seyyidinâ Cheikh Ahmed Tidjânî (qu’Allâh sanctifie son précieux secret)

« Tout le bien est dans le suivi de la Sunna,
et tout le mal est dans ce qui diverge de la Sunna.
»

« Toute voie qui ne mène pas au suivi du Prophète ﷺ
est une voie de perdition.
»

Les habitudes de notre maître
(رضي الله عنه)

Je vais vous parler des habitudes de notre bien-aimé Cheikh Tidjânî, qu’Allâh sanctifie son précieux secret.
Il nous enseignait à ne pas juger les gens d’après leur apparence, car Allâh seul connaît les profondeurs des cœurs et leur contenu.

L’essentiel chez notre maître
(رضي الله عنه)

Ce qui était le plus important chez notre maître, et ce autour de quoi s’ordonnaient toutes ses habitudes, ses paroles et ses actes, était l’orientation vers Allâh.

Son cœur n’était attaché ni aux créatures, ni aux causes, ni aux œuvres en elles-mêmes, mais uniquement à Allâh.
Il enseignait par son état, avant même ses paroles, que la valeur d’un acte ne réside pas dans sa forme apparente, mais dans la direction du cœur qui l’accomplit.

Lorsqu’il donnait, se taisait, parlait, agissait ou s’abstenait, tout procédait d’une seule source : un cœur orienté vers Allâh.
Il ne recherchait ni reconnaissance, ni retour, ni considération des hommes, mais voulait que le serviteur soit relié directement à son Seigneur.

Toute sa voie reposait sur cette réalité : orienter le cœur vers Allâh en toute chose, jusqu’à ce que l’homme n’agisse plus pour lui-même, mais pour Allâh, par Allâh et avec Allâh.

Tel était l’enseignement vivant de notre maître (رضي الله عنه) :
une orientation sincère, constante et exclusive vers Allâh, clef de toute ouverture et fondement de toute rectitude.

Mon enfant, écoute attentivement cette histoire, et médite bien sur ce qu’elle renferme comme lumière.

Un homme riche vivait dans un petit village. Les habitants le détestaient, car ils le considéraient comme avare : selon eux, il ne donnait pas un seul dirham aux pauvres.

Dans ce même village vivait un boucher généreux qui distribuait gratuitement de la viande aux nécessiteux chaque jour. Les gens faisaient son éloge et insultaient l’homme riche chaque fois qu’il passait devant eux, en lui disant :
« Apprends du boucher, espèce d’avare ! »

L’homme riche entendait leurs paroles, souriait tristement et ne répondait pas…

Un jour, il mourut seul, et très peu de personnes assistèrent à ses funérailles. Les habitants se dirent :
« Le village est enfin débarrassé de lui »,
pensant que leur vie continuerait comme d’habitude.

Le lendemain, les pauvres se rendirent chez le boucher pour recevoir la viande gratuite. Mais il les chassa en disant :
« La distribution gratuite est terminée ! »

Surpris, les gens lui demandèrent :
« Pourquoi as-tu changé ? »

Il répondit :
« Parce que l’homme riche qui est mort était celui qui me donnait chaque matin de l’argent, en secret, pour que je vous distribue la viande. Il m’avait demandé de n’en parler à personne. Avec sa mort, l’argent s’est arrêté. »

Morale de l’histoire

Allâh le Très-Haut est le seul à connaître les secrets que recèlent les cœurs.
Ne jugez pas les gens d’après leur apparence ni d’après ce que les autres disent d’eux.
Il se peut que celui que vous détestez soit la cause de vos bienfaits sans que vous le sachiez.
Certains cœurs font le bien dans le silence et laissent à d’autres le bruit des éloges.

Ne jugez pas les gens selon leur apparence, car Allâh regarde le cœur et la sincérité qui l’habite.

Ô Allâh, prie sur notre maître Muhammad,
l’Ouverture de ce qui fut fermé,
le Sceau de ce qui a précédé,
le Secours de la Vérité par la Vérité,
et le Guide vers Ton chemin droit.
Et sur sa famille,
selon son immense valeur et la grandeur de son rang.

Le pauvre serviteur en Allah
et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani
(qu’ALLAH sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani