Statut de l’investissement en actions selon les critères de la Sharīʿa
As-Salām ‘alaykoum wa raḥmatoullāh wa barakātouh.
Noble cheikh, qu’Allah soit bienfaisant envers vous et qu’Il bénisse vos efforts.
Pourriez-vous répondre à ma question ci-dessous ? BarakAllahu fikoum :
Je souhaiterais connaître le jugement concernant l’investissement en bourse (achat d’actions d’entreprises).
J’ai compris qu’il existe une divergence parmi les savants :
certains interdisent totalement ce type d’investissement,
d’autres le permettent sous conditions, notamment si l’activité de l’entreprise est licite,
et certains autorisent en demandant de purifier la part illicite liée aux intérêts.
Aujourd’hui, il existe également des outils qui se disent permettant de sélectionner des entreprises selon des critères conformes à la Sharīʿa.
Mes questions sont les suivantes :
Est-il permis d’investir en bourse de manière générale ?
Le fait de choisir uniquement des entreprises à activité licite rend-il cela permis ?
Que dire des entreprises qui comportent une part d’intérêt (ribā) dans leur fonctionnement : est-il permis d’y investir en purifiant cette part ?
Est-il permis d’investir dans des fonds regroupant plusieurs entreprises respectant certains critères islamiques ?
Qu’Allah vous récompense pour votre réponse et vous accorde la réussite.
Wa as-Salām ‘alaykoum wa raḥmatoullāh wa barakātouh.
REPONSE
Le sujet de la bourse et des actions est délicat et complexe, et il fait l’objet de divergences ainsi que de nombreuses ramifications.
De manière générale, il est permis de traiter en bourse et d’acheter des actions sous certaines conditions :
Premièrement, que l’activité des entreprises soit licite. Autrement dit, leur activité ne doit pas être en contradiction avec la religion et ne doit pas comporter d’éléments interdits. Elles ne doivent pas vendre des produits ou services prohibés ni proposer des choses contraires à l’ordre public.
C’est donc la première condition : que l’activité soit permise, utile à la société et à la communauté, et qu’elle ne contredise ni la loi religieuse ni la loi en vigueur.
Deuxièmement, qu’il n’y ait pas de transactions usuraires (intérêt). Les opérations d’achat et de vente ne doivent pas comporter d’intérêts.
Troisièmement, une condition technique : que l’objectif ne soit pas de manipuler les actions dans le but de faire baisser ou augmenter les prix.
Et bonne réussite, si Allah le veut.
