Ceux qui ont pris leur religion comme distraction et jeu
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Ô Allah, prie sur notre maître Muḥammad, l’Ouverture de ce qui était fermé, le Sceau de ce qui a précédé, le Défenseur de la Vérité par la Vérité, et le Guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon la valeur et l’immense mesure qui lui sont dues.
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Allah, Exalté soit-Il, dit :
الَّذِينَ اتَّخَذُوا دِينَهُمْ لَهْوًا وَلَعِبًا وَغَرَّتْهُمُ الْحَيَاةُ الدُّنْيَا ۚ فَالْيَوْمَ نَنسَاهُمْ كَمَا نَسُوا لِقَاءَ يَوْمِهِمْ هَٰذَا وَمَا كَانُوا بِآيَاتِنَا يَجْحَدُونَ
« Ceux qui ont pris leur religion comme distraction et jeu, et que la vie d’ici-bas a trompés. Aujourd’hui, Nous les délaissons comme ils avaient délaissé la rencontre de ce Jour, et parce qu’ils niaient Nos signes. »
Sourate Al-Aʿrâf, verset 51
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« Ceux qui ont pris leur religion comme distraction et jeu »
Les savants du tafsîr expliquent qu’Allah blâme ici ceux qui n’ont pas accordé à Sa religion le sérieux, la soumission et le respect qui lui sont dus.
L’Imâm At-Ṭabarî explique qu’ils ont fait de la religion qu’Allah leur avait ordonné de suivre un objet de distraction et de jeu.
Il ne s’agit donc pas simplement de personnes qui se divertissent. Le danger est beaucoup plus profond : faire de la religion elle-même quelque chose que l’on traite avec légèreté, en suivant ses passions au lieu de se soumettre sincèrement à Allah.
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« Et la vie d’ici-bas les a trompés »
وَغَرَّتْهُمُ الْحَيَاةُ الدُّنْيَا
Voilà l’un des grands dangers pour le cœur.
Les plaisirs, les biens, les occupations, les honneurs et les préoccupations de cette vie peuvent progressivement voiler l’homme jusqu’à lui faire oublier la raison véritable de son existence et sa rencontre prochaine avec Allah.
Le problème n’est pas de posséder ce bas monde dans sa main ; le danger est que ce bas monde possède ton cœur.
Le croyant peut travailler, posséder, se marier et profiter de tout ce qu’Allah lui a rendu licite. Mais son cœur demeure orienté vers Allah.
Le bas monde est alors un moyen et non une finalité.
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« Aujourd’hui, Nous les délaissons »
Allah dit :
فَالْيَوْمَ نَنسَاهُمْ
Les savants expliquent que cela ne signifie nullement qu’Allah oublie.
Allah est exempt de toute imperfection.
Le sens est : Nous les délaissons, c’est-à-dire qu’ils sont abandonnés au châtiment en conséquence de leur attitude.
Al-Jalâlayn explique ainsi le passage dans le sens de : « Nous les délaissons dans le Feu. »
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« Comme ils avaient oublié la rencontre de ce Jour »
كَمَا نَسُوا لِقَاءَ يَوْمِهِمْ هَٰذَا
Leur oubli ne signifie pas seulement qu’ils ne se souvenaient plus du Jour dernier.
Ils ont surtout vécu comme si cette rencontre n’allait jamais avoir lieu.
Ils n’ont pas préparé les œuvres nécessaires pour cette rencontre.
Voilà un enseignement immense :
On peut connaître une vérité avec la langue et pourtant vivre comme si on l’avait oubliée.
On peut dire :
« Je crois à la mort.
Je crois au Jour du Jugement.
Je crois à la rencontre d’Allah. »
Mais la véritable question est :
Quelle trace cette certitude laisse-t-elle dans mon cœur, dans mon comportement et dans mes œuvres ?
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L’enseignement pour celui qui chemine vers Allah
Ce noble verset nous montre deux grands voiles :
prendre la religion avec légèreté
et
se laisser tromper par ce bas monde.
Lorsque le cœur reçoit les lumières de l’orientation, chaque chose retrouve sa véritable place.
Le monde demeure dans la main sans entrer dans le cœur.
L’adoration cesse d’être une simple habitude extérieure et devient une relation vivante avec Allah.
Et la rencontre avec Allah devient une réalité vers laquelle le serviteur prépare son cœur à chaque instant.
Ne laisse donc pas ce qui doit te servir devenir ce qui te détourne d’Allah.
Et ne laisse pas la religion devenir une simple forme extérieure alors que le cœur oublie Celui pour qui elle existe.
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Ô Allah, prie sur notre maître Muḥammad, l’Ouverture de ce qui était fermé, le Sceau de ce qui a précédé, le Défenseur de la Vérité par la Vérité, et le Guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon la valeur et l’immense mesure qui lui sont dues.
Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani
(qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani
