LES QUATRE GRANDES ÉCOLES JURIDIQUES DE L’ISLAM SUNNITE – L’ECOLE CHAFEITE
Les quatre Madhâhib — Une même référence au Noble Coran et à la Sunna, des méthodes juridiques différentes et un héritage scientifique commun.
Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.
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TROISIÈME PARTIE : L’ECOLE CHAFEITE — المذهب الشافعي
Qui est l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) ?
Dans l’histoire de l’islam, certains savants ont profondément marqué la compréhension du Noble Coran et de la Sunna prophétique, laissant à la communauté musulmane un héritage scientifique et intellectuel qui demeure vivant jusqu’à nos jours.
Parmi ces grandes figures de la science islamique se distingue l’Imâm Muhammad ibn Idrîs Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde), l’un des plus éminents juristes de l’islam sunnite et fondateur de l’école juridique shaféite, l’une des quatre grandes écoles de jurisprudence reconnues au sein d’Ahl as-Sunna wa-l-Jamâ‘a.
L’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) s’est particulièrement distingué par sa rigueur scientifique, son amour profond pour la connaissance religieuse, sa maîtrise de la langue arabe et son attachement au Coran et à la Sunna de notre bien-aimé Prophète Muhammad ﷺ.
Il occupa une place fondamentale dans la structuration de la science des fondements de la jurisprudence islamique (usûl al-fiqh), en exposant une méthodologie permettant de comprendre les textes révélés, d’étudier leurs indications juridiques et de déduire les règles religieuses à partir de leurs sources.
Son influence dépassa largement les frontières de son époque. Aujourd’hui encore, son enseignement constitue une référence majeure pour les savants, les étudiants en sciences religieuses et les millions de musulmans qui suivent l’école shaféite.
À travers cette présentation, nous découvrirons son origine, son enfance, sa formation auprès des grands maîtres de son temps, son parcours scientifique et l’importance de son héritage dans la transmission et la compréhension de la jurisprudence islamique.
- Où est né l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) ?
L’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) est né en l’an 150 de l’Hégire, correspondant à 767-768 de l’ère chrétienne, selon le récit biographique le plus répandu, dans la ville de Gaza, en Palestine.
Cette date revêt une importance particulière dans l’histoire des sciences islamiques, puisqu’elle correspond également à l’année du décès de l’Imâm Abû Hanîfa (qu’Allâh lui fasse miséricorde), fondateur de l’école hanafite.
Les récits biographiques les plus connus situent sa naissance à Gaza, même si certaines traditions anciennes mentionnent d’autres lieux. Il convient donc de présenter Gaza comme le lieu de naissance retenu par la majorité des biographies, plutôt que comme un fait unanimement rapporté.
À cette époque, Gaza était une ville située sur un axe commercial et culturel important reliant le Levant à l’Égypte et aux régions de la péninsule Arabique. Bien qu’elle ne possédât pas le rayonnement scientifique de La Mecque ou de Médine, elle appartenait à un espace où circulaient les hommes, les connaissances et les traditions du monde musulman.
Cependant, l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) ne passa pas toute son enfance dans cette ville.
Son père mourut alors qu’il était encore très jeune, laissant sa mère seule pour assurer son éducation. Malgré les difficultés matérielles, celle-ci accorda une importance considérable à la formation de son enfant et à la préservation de ses origines.
Elle décida donc de l’emmener à La Mecque, ville à laquelle sa famille était rattachée, afin qu’il puisse grandir dans un environnement favorable à l’apprentissage de la religion et de la langue arabe.
Cette décision maternelle fut déterminante pour son avenir.
La Mecque constituait alors un centre spirituel et intellectuel majeur, fréquenté par des savants, des transmetteurs de hadiths et des étudiants venus de différentes régions du monde musulman.
C’est dans cet environnement que le jeune Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) commença à développer ses connaissances religieuses.
Il mémorisa le Noble Coran dès son enfance, puis approfondit progressivement l’étude de la langue arabe, de la grammaire, de la poésie et des sciences religieuses.
Sa mémoire remarquable, son intelligence et sa détermination lui permirent de progresser rapidement dans l’acquisition du savoir.
Son appartenance à Quraysh
Les biographes rapportent que l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) appartenait à la tribu de Quraysh, celle de notre bien-aimé Prophète Muhammad ﷺ.
Son ascendance est traditionnellement rattachée à la branche des Banû al-Muttalib, qui partage avec les Banû Hâshim une origine familiale commune.
Cette appartenance constitue un élément important de sa biographie, sans toutefois être la cause de sa valeur scientifique : celle-ci repose avant tout sur son apprentissage, sa maîtrise des sciences religieuses et ses efforts constants dans la recherche du savoir.
Ainsi, bien qu’il soit né à Gaza, c’est principalement à La Mecque que l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) grandit, étudia et posa les premières fondations de son immense connaissance.
Son parcours rappelle combien l’éducation, la fréquentation des savants et la persévérance dans la recherche de la science peuvent contribuer à former les grandes personnalités intellectuelles de l’islam.
- Où est mort l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) ?
L’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) mourut en l’an 204 de l’Hégire, correspondant à 820 de l’ère chrétienne, à Fustat, en Égypte, dans la région qui fait aujourd’hui partie du Caire.
Il avait alors environ 54 années lunaires.
Sa mort survint après une existence consacrée à la recherche du savoir, à l’enseignement, à la transmission des hadiths et à l’élaboration des règles de la jurisprudence islamique.
Au cours de sa vie, il parcourut plusieurs régions du monde musulman, notamment La Mecque, Médine, le Yémen, l’Irak et l’Égypte.
Ces voyages ne furent pas de simples déplacements géographiques. Ils constituèrent des étapes fondamentales de sa formation et de son développement intellectuel.
Chaque région lui permit de rencontrer des savants, de découvrir différentes méthodes juridiques et d’approfondir sa compréhension des sources religieuses.
Son installation en Égypte
L’arrivée de l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) en Égypte marqua une étape décisive dans l’évolution de sa pensée juridique.
À cette époque, Fustat était un centre important de transmission religieuse, où se rencontraient différentes traditions scientifiques.
L’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) y poursuivit son enseignement et réexamina plusieurs questions juridiques à la lumière des connaissances, des traditions et des arguments qu’il avait étudiés.
C’est durant cette période qu’il développa ce que les juristes shaféites désignent sous le nom de « nouvel avis » (al-qawl al-jadîd), par opposition à certaines de ses positions antérieures, connues sous le nom d’« ancien avis » (al-qawl al-qadîm), principalement formulées en Irak.
Cette évolution est particulièrement instructive.
Elle démontre qu’un grand savant ne considère pas nécessairement ses premières conclusions comme définitives. Lorsqu’un argument lui paraît plus solide, il peut réexaminer son jugement et modifier sa position.
Cette attitude témoigne de l’importance de l’humilité scientifique, de la recherche de la vérité et de la soumission aux preuves religieuses.
L’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) ne cherchait pas simplement à défendre une opinion personnelle, mais à établir les règles juridiques à partir des sources qu’il jugeait les plus probantes.
Ses dernières années et son décès
L’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) consacra ses dernières années à l’enseignement, à la transmission de ses connaissances et à la rédaction de ses travaux.
Les récits historiques évoquent des problèmes de santé dont il aurait souffert vers la fin de sa vie. Toutefois, les circonstances médicales exactes de son décès ne peuvent être établies avec certitude.
Il fut enterré en Égypte, où son tombeau devint progressivement un lieu connu de l’histoire islamique.
Son mausolée, situé dans l’actuelle ville du Caire, demeure un témoignage historique de la place qu’il occupa dans la mémoire des musulmans et dans l’histoire de la jurisprudence.
Après son décès, ses disciples poursuivirent la transmission de ses enseignements, contribuant à la diffusion de l’école shaféite dans de nombreuses régions du monde musulman.
Ainsi, l’Égypte fut non seulement le lieu de son décès, mais également l’un des principaux foyers de conservation et de transmission de son héritage scientifique.
La vie de l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) illustre celle des grands savants de l’islam : une existence consacrée aux voyages, à l’apprentissage, à la fréquentation des maîtres et au service de la science religieuse.
- Comment se sont déroulées l’enfance et la formation religieuse de l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) ?
L’enfance et la formation religieuse de l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) constituent un exemple remarquable de détermination, de persévérance et d’amour pour la science.
Très jeune, il manifesta un désir profond d’apprendre, une mémoire exceptionnelle et une intelligence qui lui permirent d’acquérir progressivement une maîtrise des principales disciplines religieuses de son époque.
Son parcours nous enseigne que la véritable richesse du chercheur de science ne réside pas nécessairement dans ses moyens matériels, mais dans la sincérité de son intention, la constance de ses efforts et le respect qu’il porte à ses maîtres.
Une enfance marquée par l’épreuve et la détermination
Né en l’an 150 de l’Hégire, l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) connut très tôt l’épreuve de l’orphelinat.
Après la disparition de son père, sa mère dut assurer seule son éducation dans des conditions matérielles modestes.
Consciente de l’importance de la formation religieuse et de la préservation de ses origines, elle décida de s’installer avec lui à La Mecque.
Cette décision fut déterminante pour son avenir.
Malgré la pauvreté, elle encouragea son fils à poursuivre ses études et à fréquenter les cercles de science.
L’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) grandit ainsi dans un environnement où l’apprentissage du Coran, la transmission des hadiths et l’enseignement de la jurisprudence occupaient une place essentielle.
Il apprit très tôt à surmonter les difficultés matérielles par la patience, l’effort et la persévérance.
Les biographies anciennes rapportent plusieurs récits concernant cette période. Certains situent son arrivée à La Mecque vers l’âge de deux ans, tandis que d’autres la placent plus tardivement. Ces différences ne remettent pas en cause le rôle essentiel de sa mère dans son éducation.
Une mémorisation précoce du Coran et des sciences fondamentales
Dès son enfance, l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) se consacra à la mémorisation du Noble Coran.
Selon plusieurs récits biographiques, il aurait mémorisé le Coran à l’âge de sept ans, puis le Muwatta’ de l’Imâm Mâlik ibn Anas (qu’Allâh lui fasse miséricorde) vers l’âge de dix ans.
Ces âges sont rapportés dans les biographies traditionnelles, mais doivent être distingués des faits historiquement établis avec certitude.
Sa situation matérielle ne lui permettait pas toujours de disposer du nécessaire pour écrire ses leçons.
Les biographes rapportent qu’il utilisait parfois des os, des morceaux de cuir et d’autres supports récupérés pour consigner ce qu’il apprenait.
Ces récits illustrent l’importance qu’il accordait à la conservation et à la transmission du savoir.
Parallèlement à l’étude du Coran, il approfondit sa connaissance de la langue arabe, de la grammaire, de la poésie et des traditions littéraires des Arabes.
Cette formation linguistique allait devenir l’un des fondements de sa méthodologie juridique.
En effet, la compréhension du Coran et de la Sunna exige une connaissance approfondie de la langue dans laquelle la Révélation fut transmise.
Son séjour auprès des tribus arabes
Afin de perfectionner sa maîtrise de la langue arabe, l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) séjourna auprès de la tribu de Hudhayl, réputée pour son éloquence et sa connaissance de la poésie arabe.
Il s’imprégna de leur langage, de leurs expressions et de leurs traditions orales.
Ce séjour lui permit d’acquérir une maîtrise particulièrement approfondie de la langue arabe classique.
Cette connaissance fut essentielle pour comprendre les nuances des textes religieux, distinguer les différentes significations des termes et examiner les formulations utilisées dans les versets coraniques et les hadiths prophétiques.
Sa maîtrise linguistique devint ainsi l’un des instruments fondamentaux de son raisonnement juridique.
L’apprentissage du hadith et la fréquentation des grands savants
À La Mecque, l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) fréquenta les assemblées des savants et s’attacha particulièrement à l’étude des hadiths de notre bien-aimé Prophète Muhammad ﷺ.
Il écoutait attentivement les enseignements, mémorisait les traditions prophétiques et étudiait les questions juridiques abordées par ses maîtres.
Parmi les savants auprès desquels il étudia figurent notamment Sufyân ibn ‘Uyayna (qu’Allâh lui fasse miséricorde) et Muslim ibn Khâlid az-Zanjî (qu’Allâh lui fasse miséricorde).
Sa progression fut telle que les récits biographiques rapportent que Muslim ibn Khâlid az-Zanjî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) lui accorda l’autorisation de délivrer des avis juridiques.
Cette reconnaissance témoigne du niveau scientifique qu’il avait atteint avant même de poursuivre sa formation auprès de l’Imâm Mâlik ibn Anas (qu’Allâh lui fasse miséricorde).
La rencontre décisive avec l’Imâm Mâlik ibn Anas (qu’Allâh lui fasse miséricorde)
L’une des étapes les plus importantes de la formation de l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) fut sa rencontre avec l’Imâm Mâlik ibn Anas (qu’Allâh lui fasse miséricorde), le grand savant de Médine et fondateur de l’école juridique mâlikite.
Avant même de rencontrer son futur maître, l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) avait étudié son célèbre ouvrage, Al-Muwatta’, et les biographies rapportent qu’il l’avait mémorisé.
Désireux de bénéficier directement de l’enseignement de ce grand Imâm, il se rendit à Médine.
L’Imâm Mâlik ibn Anas (qu’Allâh lui fasse miséricorde) reconnut les qualités intellectuelles du jeune étudiant et accepta de lui transmettre son enseignement.
Auprès de son maître, l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) approfondit sa connaissance des hadiths, de la jurisprudence et des méthodes d’interprétation des textes religieux.
Il découvrit également l’importance accordée par l’école de Médine à la pratique transmise par ses habitants, notamment dans la méthodologie juridique de l’Imâm Mâlik ibn Anas (qu’Allâh lui fasse miséricorde).
Cette formation exerça une influence profonde sur son développement intellectuel.
Même lorsqu’il développa par la suite des positions juridiques différentes de celles de son maître, il conserva une grande considération pour son savoir et pour son héritage.
Les sources historiques confirment la place centrale de cette relation de maître à disciple dans la formation de l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde).
Une formation fondée sur la recherche, la confrontation des avis et la rigueur scientifique
Après le décès de l’Imâm Mâlik ibn Anas (qu’Allâh lui fasse miséricorde), survenu en 179 de l’Hégire, l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) poursuivit sa quête du savoir.
Ses déplacements le conduisirent notamment au Yémen et en Irak, où il découvrit d’autres traditions juridiques.
Il étudia notamment auprès de Muhammad ibn al-Hasan ash-Shaybânî (qu’Allâh lui fasse miséricorde), grand juriste de l’école hanafite et disciple de l’Imâm Abû Hanîfa (qu’Allâh lui fasse miséricorde).
Cette rencontre lui permit d’approfondir sa connaissance du raisonnement juridique développé par les savants d’Irak.
Ainsi, sa formation réunissait plusieurs héritages scientifiques : celui des savants du hadith, celui de l’école de Médine et celui des juristes d’Irak.
L’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) ne se limita pas à reproduire les opinions qu’il avait reçues. Il les étudia, examina leurs arguments et développa progressivement sa propre méthodologie juridique.
C’est notamment cette démarche qui contribua à faire de lui l’une des grandes figures de la science des fondements du droit musulman.
Les enseignements à retenir de son parcours
L’enfance et la formation religieuse de l’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) reposent sur trois fondements essentiels :
- Une éducation religieuse précoce, favorisée par les efforts de sa mère et par la fréquentation des lieux de science.
- Une maîtrise approfondie du Coran, de la Sunna et de la langue arabe, indispensable à la compréhension des textes religieux.
- Une quête du savoir fondée sur la persévérance, le respect des maîtres et la rigueur scientifique, qui lui permit d’étudier différentes traditions juridiques avant de développer sa propre école.
Son parcours nous rappelle également une règle fondamentale : le véritable étudiant en sciences religieuses doit rechercher la vérité avec humilité, apprendre auprès des savants compétents et ne jamais considérer son savoir comme définitivement achevé.
L’Imâm Ash-Shâfi‘î (qu’Allâh lui fasse miséricorde) demeure ainsi un exemple pour les générations de musulmans qui souhaitent acquérir la science religieuse avec sérieux, discipline et respect des sources de l’islam.
Qu’Allâh lui accorde une immense miséricorde, élève son rang et nous permette de tirer profit de son héritage scientifique.
Âmîn.
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Ô Allah, prie sur notre maître Muhammad, qui a ouvert ce qui était fermé, qui a clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, et le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon la mesure de son immense valeur et de son rang sublime.
Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani
