Renouvellement du nikâh après un doute sur la validité du walî et question des cycles menstruels artificiels
As-salām ‘alaykoum,
Je me suis mariée avec mon mari il y a environ deux ans. Cependant, après des recherches approfondies, j’ai appris que le tuteur choisi (qui était mon demi-frère utérin, mon père n’étant pas musulman) ne faisait pas partie des agnats, donc de la lignée paternelle.
Nous souhaitons renouveler notre mariage avec toutes les conditions nécessaires (repentir, vacuité, etc.). Cependant, depuis quelques années, je prends une pilule contraceptive, ce qui entraîne des menstruations dites « artificielles » déclenchées lors de la pause du traitement.
Je souhaitais savoir si ces menstruations artificielles sont considérées comme un cycle à part entière ou non, et s’il est nécessaire d’arrêter la pilule afin de retrouver un cycle naturel ( à savoir que un cycle naturel peut prendre du temps à revenir ) avant de procéder au renouvellement du mariage dans de bonnes conditions.
Je suis un peu perdue sur ce sujet.
Barak الله ou fikoum.
REPONSE
Concernant la question de savoir si le demi-frère du côté maternel peut être tuteur (wali) pour le mariage, il existe deux cas : le mariage a-t-il été conclu dans un pays musulman avec un juge musulman, ou dans un pays non musulman ?
Premier cas :
Si le mariage a eu lieu dans un pays musulman et que la femme n’a pas de tuteur, alors le juge est le tuteur de celle qui n’en a pas. C’est la règle. Ainsi, son demi-frère du côté maternel ne peut pas être tuteur, car le juge a priorité sur lui.
Deuxième cas :
En revanche, si le mariage a eu lieu dans un pays non musulman, celui qui remplace le juge est l’imam ou la personne qui représente les musulmans dans un centre islamique ou équivalent.
Dans ce cas, il y a une certaine flexibilité : le frère du côté maternel est plus proche de cette femme que l’imam. D’autant plus que le frère maternel peut hériter en l’absence de frère germain ou de frère du côté paternel. Ainsi, sa tutelle peut être considérée comme valable, notamment selon l’école hanafite. Selon eux, ce mariage est valide, et la femme n’est pas obligée de l’annuler ni de recalculer la période de viduité (‘idda), etc.
Cependant, si elle est convaincue que ce mariage n’est pas valide et souhaite refaire le contrat de mariage, elle doit alors observer la ‘idda, qu’elle soit naturelle ou influencée par des médicaments ou un cycle irrégulier, qui est de trois mois.
Et Dieu est le plus savant.
