Kabsha bint Râfi’ (Um Sa’d), qu’Allah soit satisfait d’elle
Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.
Les Sahabiyattes Médinoises
Kabsha bint Râfi’ (Um Sa’d), qu’Allah soit satisfait d’elle
Médinoise, elle fut parmi les premières à se convertir à l’Islam après avoir entendu la prédication de Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) qui, semble-t-il, habita même dans sa maison. Um Sa’d fut l’épouse de Mu’adh ibn An-Nu’mân de la tribu des Abd Al-Ashal. Ils eurent six enfants : Sa’d, Amrû, Iyas, Aws, Akrab et Um Hizâm (qu’Allah les agrée).
Sa’d ibn Mu’adh (qu’Allah l’agrée), maître des Aws, et Compagnon du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) fut surnommé « As-Siddîq » après Abu Bakr avec Usayd ibn Al-Hudhayr (qu’Allah les agrée). Ibn Al-Jawzî, dans son ouvrage Sifât as-safwa rapporte que la première maison à avoir embrassé l’Islam parmi les Ansars fut celle des Banû Al-Ashal, c’est-à-dire la maison de Um Sa’d (qu’Allah l’agrée).
Selon Ahmad Khalîl Jam’a, dans son ouvrage Les femmes élues du Paradis, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « La meilleure des demeures est celle des Banû An-Najâr, puis celle des Banû ‘Abd Al-Ashal, puis celle des Banû Al-Hârith ibn Khazraj, puis celle des Banû Sa’da. Et dans toutes les demeures des Ansars, il y a du bien. »
Bukhari et Muslim ont rapporté également que les premières femmes de Médine à prêter serment d’allégeance au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) après son arrivée furent Um Sa’d ibn Mu’adh, Kabsha bint Râfi’ ibn Ubayd, Um Âmir bint Yazîd ibn As-Sakan et Hawâ bint Yazîd ibn As-Sakan (qu’Allah les agrée). Toute la famille de Um Sa’d (qu’Allah l’agrée) s’engagea totalement avec un grand dévouement pour la défense de l’Islam.
Lors de la bataille de Badr, deux de ses fils, Sa’d et Amrû (qu’Allah les agrée), furent aux premières lignes pour défendre l’Islam contre les gens de Quraysh. Ils revinrent victorieux en compagnie de leurs autres frères. Son fils Amrû (qu’Allah l’agrée) mourut à Uhud, et elle accepta avec courage l’annonce de la nouvelle de son martyre.
Cependant, elle se montra très inquiète de la vie du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lorsqu’elle fut informée des nombreux morts sur le champ de bataille où elle se rendit aussitôt. Elle rendit grâce à Dieu en apercevant le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et lui dit : « En te voyant sain et sauf, tout autre malheur devient insignifiant ! » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) la remercia, lui présenta ses condoléances pour la mort de son fils et de douze autres personnes de sa tribu tombées également martyres.
Il lui dit : « Ô Um Sa’d, réjouis-toi et annonce la bonne nouvelle à leurs proches. Leurs morts se sont tous retrouvés au Paradis et ils ont intercédé pour eux ! » Plus tard, lors de la bataille du Fossé, son fils Sa’d (qu’Allah l’agrée) fut blessé et mourut aussi martyr. Elle en éprouva un grand chagrin et le pleura longtemps. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) connaissant le courage de cette femme fit son éloge en ces termes : « Toute pleureuse est une menteuse sauf Um Sa’d. »
Elle fit cependant preuve d’une grande patience et accepta avec résignation le décret de Dieu. Après la mort de l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), elle vécut entourée du respect et de la considération de tous les Compagnons qui connaissaient ses vertus. Lorsque vint son heure, elle partit rejoindre, dans la proximité de son Seigneur, ses deux fils, Amrû et Sa’d (qu’Allah les agrée), qui l’avaient précédée.
Que Dieu soit satisfait de Um Sa’d.
Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.
Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani
