La vigilance du cœur selon Allah, Son Prophète ﷺet Seyyidinâ Aḥmad at-Tijânî(qu’Allāh sanctifie son précieux secret)

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمٰنِ الرَّحِيمِ

‏« Ô Allāh, prie sur notre maître Muhammad,
‏l’Ouverture de ce qui était fermé,
‏le Sceau de ce qui a précédé,
‏le Secours du Vrai par le Vrai,
‏le Guide vers Ton droit chemin,
‏et sur sa famille, selon son immense valeur
‏et la mesure de son rang sublime.

Le vieil homme et la ruse d’Iblîs

Je vais vous raconter une histoire…
Que la paix soit sur ceux dont le cœur veille, même lorsque les yeux se ferment.

Il était une fois un vieil homme, fatigué par le poids des années et par les chemins qu’il avait traversés.
Un jour, il s’assoupit à l’ombre d’un vieux mur rongé par le temps.
Le vent était doux, la terre silencieuse, et son cœur reposait dans la tranquillité des âmes confiantes.

Soudain, un homme à l’allure princière s’approcha d’un pas rapide, presque pressé.
Son visage était lumineux, sa stature noble.
On aurait cru voir un voyageur venu des mondes de lumière.

Arrivé près du vieillard endormi, il se pencha doucement et dit d’une voix urgente mais polie :

« Ô vieil homme, réveille-toi ! Lève-toi vite, ce mur est sur le point de s’effondrer sur toi ! »

Le vieil homme ouvrit les yeux, surpris par tant de sollicitude inattendue.
Il se leva lentement, aidé par la main de l’inconnu, et fit quelques pas en arrière.

À peine s’était-il éloigné que BOUM !
Le vieux mur s’effondra dans un fracas terrible.
La terre trembla légèrement, et un grand nuage de poussière monta dans le ciel comme un soupir profond de la terre.

Le vieil homme, tremblant mais sauf, regarda son sauveur et dit :

« Que Dieu te bénisse, noble étranger ! Tu viens de me sauver la vie. Dis-moi ton nom, afin que je prie pour toi. »

L’homme répondit calmement :

« Mon nom est Iblîs. »

Le vieil homme blêmit.
« Iblîs ? Depuis quand travailles-tu pour le bien ? »

Iblîs répondit, d’une voix sombre comme la nuit :

« Ne t’y trompe pas, vieil homme. Je ne t’ai pas sauvé. Je ne ressens ni compassion ni colère. Je ne te hais même pas : tu ne m’intéresses pas.

Que m’importe ta vie ou ton âge ? Tu n’es qu’une poussière parmi d’autres poussières.

Si tu étais mort sous ce mur, tu serais mort martyr. Et je ne veux jamais qu’une âme quitte ce monde en état de victoire.

Je préfère que tu survives affaibli : que tu luttes, que tu tombes, que tu te relèves, puis que tu retombes encore, jusqu’à ce que ta vie s’éteigne sans que ton âme ne triomphe.

Je ne souhaite pas ta mort — je veux ta défaite. »

Puis il se détourna et disparut comme une ombre qu’emporte le vent.

Le vieil homme resta seul, le regard perdu, et murmura :

« Ô Seigneur, protège-nous de la ruse de celui qui fait semblant de nous sauver pour mieux nous perdre.
Tu es le Protecteur, et nul ne protège en dehors de Toi. »

‏Ô Allāh, prie sur notre maître Muhammad,
‏l’Ouverture de ce qui était fermé,
‏le Sceau de ce qui a précédé,
‏le Secours du Vrai par le Vrai,
‏le Guide vers Ton droit chemin,
‏et sur sa famille, selon son immense valeur
‏et la mesure de son rang sublime. »

Le pauvre serviteur en Allāh
et disciple de Cheikh Aḥmad at-Tijânī
(qu’Allāh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani