Les exploits d’Oum ‘Omara (qu’Allâh l’agrée) dans le combat

Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.

Les exploits d’Oum ‘Omara (qu’Allâh l’agrée) dans le combat

Ibn Sa’d raconte l’exploit d’Oum ‘Omara (ran) : Cette femme avait participé à la bataille d’Ohoud avec l’armée musulmane son rôle était de distribuer de l’eau et de donner les soins aux blessés. Mais à un certain moment, les musulmans ont commencé à fuir le champ de bataille parce qu’ils perdaient. Seul le Prophète (sas), entouré de dix de ses compagnons, se défendait encore.

Sans trop réfléchir, elle prit une épée et se joignit à eux pour protéger le Prophète (sas), elle n’avait pas de bouclier. Un des hommes qui prenaient la fuite passa devant elle, le Prophète (sas) lui dit alors de lancer son bouclier à ceux qui combattaient encore. Elle le mit et commença à se battre comme un homme. Un cavalier vint dans sa direction et la frappa avec son épée. Elle se protégea avec son bouclier avant de frapper son cheval. L’homme tomba à terre, elle entra en duel avec lui. Le Prophète (sas) appela son fils : « Ta mère ! Va aider ta mère. »

Il vint l’aider et ils en vinrent à bout. Pendant ce temps, un autre cavalier s’était amené en renfort, il donna un coup à son fils au niveau de son épaule gauche. Il fut grièvement blessé, son bras en était presque coupé. Le sang jaillit quand le Prophète (sas) se retourna vers eux, il dit à sa mère de bander le bras de son fils, c’est ce qu’elle fit. Puis elle dit à son fils : « Relève-toi et combats ! »

Le Prophète (sas) admira sa bravoure et lui dit : « Personne ne pourrait supporter ce que tu supportes, ô Oum ‘Imara »

Soudain, celui qui avait frappé son fils revint à la charge. Le Prophète (sas) dit : « C’est celui qui a voulu tuer ton fils. »

Elle avança vers lui, engagea le combat, le mit à terre et le tua. Le Prophète (sas) lui dit : « Louange à Allah qui t’a fait gagner ce duel, t’a aidé à combattre ton ennemi et t’a permis de venger ton fils. »

Un autre cavalier arriva par la suite et la blessa grièvement. Le Prophète (sas) cria encore au garçon : « Ta mère, ta mère…bande-lui sa blessure, qu’Allah vous bénisse ! Le rang de ta mère est plus élevé que celui d’un tel et d’un tel. Que la miséricorde d’Allah soit sur vous, ô ma famille ! Le rang du mari de ta mère est plus élevé qu’un tel et un tel. Que la miséricorde d’Allah soit sur vous, ô ma famille. »

Oum ‘Omara se tourna alors vers le Prophète (sas) et lui dit : « Prie Allah pour qu’on soit avec toi au Paradis. »

« Ô Allah ! Fais en sorte qu’Oum ‘Omara soit avec moi au Paradis »

Oum ‘Omara raconta par la suite que dès que le Prophète (sas) eu prononcé ces paroles, à cet instant précis, elle n’eut plus peur du tout de perdre la vie.

Le Prophète (sas) dira par la suite : « Quelle que soit la direction vers laquelle je me tournais, je voyais Oum ‘Omara en train de combattre pour me protéger ».

Elle fut blessée à douze reprises dans cette bataille. Après la mort du Prophète (sas) elle participa encore à la bataille contre Moussaylima « le menteur », où elle fut blessée à onze reprises et où elle perdit sa main.

Qu’Allah la bénisse, elle savait surement qu’il aurait été préférable pour elle de rester chez elle. Elle savait surement qu’elle n’était pas obligée de combattre. Mais dans ce cas extrême, elle a préféré contourner cette règle.

Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.

Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani