Les Sahabiyattes Mecquoises, Dubâ’a bint ‘Ammâr Al-Kushayriya (qu’Allâh l’agrée)
Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.
Les Sahabiyattes Mecquoises
Dubâ’a bint ‘Ammâr Al-Kushayriya, qu’Allah soit satisfait d’elle.
Originaire de la tribu des Banû ‘Amir, elle fut d’abord mariée à un homme nommé Hawda ibn ‘Alî Al-Ja’fî. A la mort de celui-ci, elle se remaria avec Abdallah ibn Jad’an dont elle divorça peu après. Enfin, elle devint l’épouse de Hishâm ibn Al-Mughîra, l’un des maitres des Quraysh à l’époque de la jahiliya. Ils eurent un enfant nommé Salama.
Dubâ’a (qu’Allah l’agrée) fut parmi les premières personnes à se convertir à l’Islam. Elle eut en commun avec tous ceux qui embrassèrent cette nouvelle religion de devoir subir les persécutions des gens de Quraysh et leurs alliés, mais elle fut très forte et supporta les épreuves avec patience et résignation.
Mieux, elle n’éprouva aucune crainte devant certains de leurs agissements. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) se rendait souvent sur le marché de ‘Ukkadh, afin de parler aux gens et les inviter à l’Islam. Il était célèbre pour son grand rassemblement commercial des tribus arabes et c’était évidemment là un moyen de toucher le plus grand nombre de personnes.
Cependant, un jour alors qu’il parlait aux gens du haut de sa chamelle, un certain Bajr ibn Firâs Al-Qushayrî, accompagné de deux autres, piqua la chamelle par derrière, de telle sorte que, sous l’effet de la douleur, elle se cabra et fît tomber l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Dubâ’a (qu’Allah l’agrée), qui assista à la scène, se précipita vers les gens de sa tribu situés dans une tente toute proche et les interpella : « Ô gens de Amir ! Peut-on traiter ainsi le Messager de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) sans qu’aucun d’entre vous ne réagisse et ne vienne à son secours ? »
Trois hommes de son clan sortirent et se précipitèrent pour venir en aide au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui se releva sans mal. Puis ils attrapèrent les trois énergumènes complices de cette mauvaise plaisanterie et leur administrèrent une bonne raclée ! L’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) les remercia et invoqua Dieu en leur faveur : « Mon Dieu ! Bénis ces trois hommes. » Son invocation fut entendue, car, en effet, ils embrassèrent l’Islam et quittèrent leur vie ici-bas en martyrs.
Après bien des épreuves, les musulmans furent autorisés à émigrer vers la ville de Médine et Dubâ’a (qu’Allah l’agrée) émigra également. Elle put, à l’instar de tous les émigrés, commencer une nouvelle vie, partageant son temps entre les actes de dévotion et l’acquisition du savoir. Elle s’occupa de l’éducation de son fils Salama (qu’Allah l’agrée) pour en faire un homme accompli et un bon musulman conformément aux enseignements de l’Islam.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit à ce propos : « Un parent ne peut rien donner de mieux à son enfant qu’une bonne éducation. » Les années passèrent et l’on nous rapporte que l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) aurait eu l’intention de la demander en mariage. Mais il n’y eut pas de suite à ce projet. Sans doute avait-il appris que Duba’a (qu’Allah l’agrée) était devenue âgée ! Dieu est le plus Savant. Nous savons seulement qu’elle fut respectée par tous les Compagnons (qu’Allah les agrée) et qu’elle occupa un rang élevé parmi eux.
Que Dieu soit satisfait de Dubâ’a.
Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.
Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani
