Les Sahabiyattes Mecquoises , Um Kalthûm bint ‘Uqba (qu’Allâh l’agrée)

Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.

Les Sahabiyattes Mecquoises

Um Kalthûm bint ‘Uqba, qu’Allah soit satisfait d’elle.

Um Khaltûm est la fille de ‘Uqba ibn Al-Mu’ta, l’un des riches dignitaires de La Mecque, ennemi juré de l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). C’est lui qui déversa les viscères d’une brebis sur le dos du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) tandis qu’il était en prosternation à la Ka’ba. ‘Uqba fut parmi ceux qui furent tués lors de la Bataille de Badr.

Sa fille, Um Kalthûm (qu’Allah l’agrée) embrassa l’Islam et garda son adhésion secrète. À plusieurs reprises, elle tenta de rejoindre le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à Médine, mais elle avait une grande crainte de son père et de ses deux frères Al-Walîd et Amâra. Finalement, elle décida d’émigrer vers Médine après la Trêve de Hudaybiya signée avec les Quraysh en l’an 6 de l’Hégire.

Le contenu de cet accord stipulait notamment l’engagement du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à restituer ceux qui se sauveraient pour venir le rejoindre à Médine. Elle rassembla quelques provisions et, dans le plus grand secret, sortit de La Mecque pour se rendre à Médine, sans même en connaître la direction ! Mais Dieu lui vint en aide et mit sur son chemin un homme d’une tribu qui s’était convertie qui lui proposa de la conduire. Elle fit le trajet sur le chameau et l’homme mena sa monture par la bride jusqu’à Médine.

Dès son arrivée, Um Kalthûm (qu’Allah l’agrée) se rendit auprès de Um Salama (qu’Allah l’agrée), l’une des Mères des Croyants, qui lui posa la question : « As-tu fait ce voyage pour Dieu et Son Envoyé ou pour te marier ou pour acquérir quelques richesses ? »

« Pour Dieu et Son Envoyé ! » répondit-elle. Elle fut accueillie de la meilleure façon par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et ses Epouses (qu’Allah l’agrée). Mais Um Kalthûm (qu’Allah l’agrée) n’était pas sans se faire du souci. En effet, les accords avec les gens de Quraysh prévoyaient que toute personne dans sa situation devait être restituée à ceux qui en feraient la demande.

De fait, ses deux frères arrivèrent à Médine pour demander au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) de la leur restituer. Mais Dieu révéla à l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ô vous qui croyez ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les. Dieu connaît mieux leur foi. Si vous constatez qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne leur sont pas licites et eux non plus ne leur sont pas licites. » (Sourate 60 L’éprouvée, verset 10)

La cause fut entendue, elle resta à Médine parmi les musulmans et ses frères repartirent sans avoir obtenu satisfaction. Quant à elle, elle put enfin vivre sa foi ouvertement et en toute sécurité. L’un des Compagnons du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), Zayd ibn Hâritha (qu’Allah l’agrée), la demanda en mariage et elle accepta. Issue d’une famille de nobles, elle n’attacha aucune importance au rang social de son époux, esclave affranchi par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).

Malheureusement, cette union ne dura pas longtemps. Zayd (qu’Allah l’agrée) participa à la Bataille de Mu’ta où il tomba martyr, et Um Kalthûm (qu’Allah l’agrée) se retrouva veuve. Elle fut demandée ensuite en mariage par Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah l’agrée), un Compagnon parmi ceux qui, plus tard, tombèrent martyrs lors de la Bataille du Chameau. Mais cette union ne dura pas et ils se séparèrent pour incompatibilité.

De cette union naquit leur fille Zaynab (qu’Allah l’agrée). Plus tard, elle épousa Abd ar-Rahmân ibn Awf (qu’Allah l’agrée), un Compagnon réputé pour sa générosité. Ils eurent deux enfants, Ibrâhîm et Hâmid. Elle fut veuve une fois encore, et se remaria une dernière fois avec Amr ibn Al-‘Âs (qu’Allah l’agrée) et c’est dans la maison de ce dernier qu’elle fut rappelée par son Créateur.

Que Dieu soit satisfait de Um Kalthûm.

Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.

Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani