Les Sahabiyattes Médinoises, Asma bint ‘Amr (qu’Allâh l’agrée)

Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.

Les Sahabiyattes Médinoises

Asma bint ‘Amr, qu’Allah soit satisfait d’elle. 

Médinoise, elle était plus connue sous son surnom : Um Mani al-Ansariya (qu’Allah l’agrée). Elle fut la mère d’un célèbre Compagnon, Mu’adh ibn Jabâl (qu’Allah l’agrée), que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) envoya comme Gouverneur au Yémen, après que les gens de cette région eurent embrassé l’Islam. Mu’adh (qu’Allah l’agrée) jouit auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et des autres Compagnons d’une considération élevée, à la fois pour sa piété et pour l’étendue de ses connaissances en matière de religion.

C’est ainsi que lorsque le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) l’interrogea, avant son départ pour le Yémen, afin de savoir sur quelle base il jugerait les litiges qui lui seraient soumis, il répondit : d’abord d’après le Coran puis, s’il ne trouvait pas la réponse dans le Coran, d’après la Sunna du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et, enfin, s’il ne trouvait pas la réponse dans la Sunna, il jugerait selon son for intérieur. A cette réponse, l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) se montra particulièrement satisfait : « Loué soit le Seigneur qui a montré la bonne voie à l’envoyé de l’Envoyé de Dieu ! »

Anas (qu’Allah l’agrée) dit à son propos : « Mu’adh était devenu l’un des Compagnons les plus érudits en matière de licite et d’illicite. » (Tirmidhî)

En ce qui concerne sa mère, Um Manî (qu’Allah l’agrée), elle embrassa l’Islam très tôt, après avoir entendu les prêches du Compagnon Mus’ab ibn ‘Umayr (qu’Allah l’agrée) venu à Médine afin de répandre le message de l’Islam. Elle fit partie du groupe des soixante-treize personnes qui se rendirent à Aqaba, près de La Mecque, ainsi que son époux, Khadîj ibn Salâma et son fils Mu’adh ibn Jabâl (qu’Allah les agrée), et prêta serment d’allégeance à l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).

On nous rapporte que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) reçut le serment d’allégeance de tous, des hommes d’abord, puis des femmes. Il s’agit d’un événement important puisqu’il détermina l’avenir des musulmans qui purent trouver un asile sûr en émigrant. L’Hégire eut lieu peu après. Um Mani (qu’Allah l’agrée) fut active lors de tous les événements qui jalonnèrent les débuts de l’Islam. Elle fut totalement engagée dans la défense et la propagation du message.

Elle fut également présente lors de nombreuses campagnes militaires où elle fit office d’infirmière, à l’instar d’autres médinoises. Selon certains historiens, elle aurait même participé au combat, notamment à Khaybar, avec une quinzaine d’autres femmes.

Que Dieu soit satisfait de Um Mani.

Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.

Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani