Les Sahabiyattes Médinoises, Rufayda Al-Aslamiya (qu’Allâh l’agrée)

Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.

Les Sahabiyattes Médinoises 
Rufayda Al-Aslamiya, qu’Allah soit satisfait d’elle.

Connue à Yathrib, avant même l’Hégire, comme une habile guérisseuse et une soignante à laquelle tout le monde avait recours, que ce soit pour un accouchement, une fracture ou une maladie plus grave, elle fut la médecin de la ville. Dieu lui avait accordé ce don et elle en avait conscience. C’est pourquoi, dès l’arrivée du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à Médine, elle se hâta d’aller le voir et embrassa l’Islam immédiatement.

Elle prit sa place dans l’entourage de l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), parmi les Compagnons, et commença une nouvelle phase de sa vie où la prière et les dévotions occupèrent une place de choix ! Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) l’autorisa à continuer d’exercer son « art » dans l’intérêt des gens ; elle devint même l’infirmière attitrée des musulmans qu’elle accompagnait dans toutes leurs expéditions (qu’Allah l’agrée).

Elle installa une tente dans la cour de la mosquée de Médine, équipée du nécessaire pour donner les premiers soins aux blessés et aux malades. C’est ainsi qu’elle soigna les blessés de la bataille de Badr. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) venait prendre de leurs nouvelles et ses visites la motivaient davantage dans l’accomplissement de cette tâche. Il en fut de même pour les blessés de la bataille de Uhud qui furent ramenés à Médine et qu’elle soigna avec le plus grand dévouement (qu’Allah l’agrée).

Lors de la bataille du Fossé qui, rappelons-le, eut lieu à Médine, elle installa sa tente juste derrière les lignes des musulmans pour être au plus près du champ de bataille. Le premier blessé qu’elle reçut fut Sa’d ibn Mu’adh (qu’Allah l’agrée), atteint par une flèche au bras. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ordonna aux Compagnons de mettre Sa’d dans la tente de Rufayda (qu’Allah l’agrée) afin de veiller sur lui. De temps en temps, il venait le voir pour s’enquérir de son état et encourager au passage la vaillante infirmière qui se démenait pour le sauver.

Mais le destin de Sa’d (qu’Allah l’agrée) était scellé et il rendit l’âme, en martyr, sous la tente de Rufayda (qu’Allah l’agrée). Elle fut encore présente lors du siège de Khaybar, avec sa tente – un véritable hôpital – prête à secourir les blessés. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) la félicita et invoqua Dieu en sa faveur. Ce fut là pour elle la meilleure des récompenses. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) récompensa plusieurs fois la noble Rufayda (qu’Allah l’agrée) pour avoir effectivement participé à la bataille, mais elle était seulement motivée par la défense de l’Islam.

Nous avons peu d’informations sur le reste de sa vie, mais son engagement et son dévouement désintéressé sont assez éloquents pour qu’il nous ait paru important de la citer parmi les femmes remarquables de cette époque.

Que Dieu soit satisfait de Rufayda.

Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.

Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani