Les Sahabiyattes Médinoises, Salmâ bint Qays (qu’Allâh l’agrée)

Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.

Les Sahabiyattes Médinoises 
Salmâ bint Qays (Um Al-Mundhir), qu’Allah soit satisfait d’elle.

Issue d’une tribu médinoise, les Banû An-Najâr, elle adhéra à l’Islam de toutes ses forces et fut de ceux auxquels le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) donna le nom de Ansar. Son frère, Sulayt ibn Qays, embrassa également l’Islam, suivi par ses deux sœurs, Um Sulaym et Umayra (qu’Allah les agrée). C’est ainsi qu’ils furent tous d’ardents défenseurs de leur foi qu’ils vécurent avec ferveur et engagement.

Elle a rapporté la rencontre avec le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lorsqu’elle prêta serment avec certaines de ses compagnes : « Je suis allée voir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avec un groupe de femmes des Ansar pour lui prêter serment d’allégeance. Il nous ordonna de ne point associer quiconque à Dieu, de ne point voler, de ne point commettre l’adultère, de ne point tuer nos enfants, de ne point commettre d’infamie ni avec nos mains, ni avec nos pieds, et de ne point lui désobéir dans ce qui est convenable. À la fin, il nous dit : « Et ne trompez pas vos époux ! »

Nous fîmes allégeance puis, sur le chemin du retour, une femme dit : « Demande à l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ce qu’est : tromper son mari. » Je retournai auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et l’interrogeai sur le sens de ses paroles. Il lui fit alors cette réponse : « C’est prendre soin de leurs biens et ne pas les donner à d’autres ! ». »

Um Al-Mundhir (qu’Allah l’agrée) fut fidèle à son engagement et présente dans la plupart des moments où il s’avéra nécessaire de s’engager pour la défense de l’Islam et des musulmans. Elle participa à plusieurs expéditions, notamment à la bataille du Fossé, à Khaybar.

Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui témoignait un grand respect et lui rendait souvent visite, ce qui semble accréditer leur lien de parenté. Il mangeait chez elle en faisant l’éloge de la nourriture qu’elle préparait et en appelant les bénédictions sur elle. Um Al-Mundhir (qu’Allah l’agrée) transmit un bon nombre de hadiths qu’elle entendit de la bouche même de l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), lesquels furent rapportés par Um Sulayt ibn Ayyûb ibn Al-Hakîm, Ayyûb ibn Abd Ar-Rahmân, Yaqûb ibn Abu Ya’qûb Al-Madanî, et d’autres encore (qu’Allah les agrée).

Daoud rapporte ce hadith de Um Al-Mundhir (qu’Allah l’agrée) : « L’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) vint un jour me rendre visite, accompagné de Ali ibn Abî Tâlib, alors qu’il était convalescent. Nous avions à la maison plusieurs pieds de vigne et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) se mit à en manger, suivi par Ali. Mais il l’en dissuada en lui disant : « Tu es encore convalescent. » Je leur préparai un plat de blettes avec du pain d’orge et les invitai à en manger. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) s’adressa à Ali : « Ô Ali, mange de ce plat, il te sera plus bénéfique ». »

Um Al-Mundhir (qu’Allah l’agrée) fait partie de ces femmes qui, ayant effectué le serment d’allégeance, dit de Al Radwân, en l’An 6 de l’Hégire, est concernée par la révélation du verset qui s’y rapporte :

« Dieu a été satisfait des croyants qui t’ont prêté serment d’allégeance sous l’arbre. Il savait quels sentiments les animaient. Aussi fit-il naître la quiétude dans leurs cœurs et leur accorda, en récompense, une victoire proche suivie d’un riche butin qu’ils pourront saisir, car Dieu est Puissant et Sage… » (Sourate 48 la victoire, verset 18).

C’est ainsi que Dieu confirma le songe par lequel Il avait annoncé à Son Envoyé, en toute vérité : « Vous entrerez en toute sécurité, par la volonté de Dieu, dans la Mosquée Sacrée, tête rasée ou cheveux taillés courts et à l’abri de toute crainte… » (Sourate 48 la victoire, verset 27)

Que Dieu soit satisfait de Um Al-Mundhir.

Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.

Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani