L’imam ‘Ali (qu’Allâh l’agrée), une infime biographie, partie 2

Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.

          L’Imam Ali (qu’Allah l’agrée) :  une infime Biographie ( Deuxième partie)  

Mise en garde particulière contre le fait d’insulter l’imam Ali (qu’Allah l’agrée)    

‘Ahmad et Al-Hakim, et d’autres que ces deux-là, ont rapporté que le Messager Mouhammad salla l-Lahou ‘alayhi wasallam a dit :

           من َّ سب علیاً فقد سبَّ ني ومن سبَّ ني فقد    َّ سب  ﷲ

(Man sabba Aliyyan faqad sabbani waman sabbani faqad sabba l-Lah)

 « Celui qui insulte Ali, c’est comme s’il m’avait insulté. Et celui qui m’a insulté, c’est comme s’il avait insulté Dieu (Allah). »

Insulter Ali est un grand péché. Ainsi, celui qui insulte Ali (qu’Allah l’agrée), qui le déteste et qui ne l’aime pas est un grand pécheur. Et ceci est une mise en garde contre l’insulte de Ali (qu’Allah l’agrée).

Mouslim et d’autres ont rapporté que notre maître Ali (qu’Allah l’agrée) a dit :

« C’est la promesse que le Prophète, qui ne lit pas et n’écrit pas, m’a faite, que ne m’aimera que le croyant et ne me détestera que l’hypocrite. »

Si insulter un musulman ordinaire est un grand péché, que dire alors de celui qui insulte notre maître Ali (qu’Allah l’agrée) ?

Le bien-aimé Prophète (prière et paix d’Allah sur lui) a transmis sa bannière à Ali (qu’Allah l’agrée)

Dans le sahih de Mouslim est parvenu que ‘Amir Ibnou Sa’d Ibnou Abi Waqqas a rapporté d’après son père qu’il a dit :

« Mou’awiyah Ibnou Abi Soufiyan a ordonné à Sa’d d’insulter Ali (qu’Allah l’agrée), celui-ci a refusé. Mou’awiyyah a alors demandé : « Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab (c’était le surnom de Ali (ran) ? »

Il lui a répondu :  « Pour répondre à ta question, trois paroles du Messager de Allah  (prière et paix d’Allah sur lui) m’en empêchent. Et c’est pour cela que je ne l’insulterai jamais. Posséder une seule d’entre elles vaut mieux pour moi que les biens les plus précieux. »

C’est alors que Sa’d a cité ces trois choses :

  1. Le Messager d’Allah salla l-Lahou ‘alayhi wasallam a chargé Ali (qu’Allah l’agrée) de rester derrière lui, quand il est parti pour une des conquêtes, Ali (qu’Allah l’agrée) lui a dit :

« Ô Messager de Allah, tu m’as laissé avec les femmes et les enfants ? »   Le Messager d’Allah salla l-Lahou ‘alayhi wasallam lui a répondu :

أما ترضى أن تكون مني بمنزلة ھارون من موسى إلا أنھ لا نبي بعد ي

(Ama tarda’ an takouna minni bi-manzilati Harouna min Mouça ‘illa ‘annahou la nabiyya ba^di)

« Ne voudrais-tu pas être pour moi ce que Haroun fut pour Moussa ? Mais il n’y a plus de Prophète après moi. » Haroun et Moussa (sur eux la paix) étaient tous deux Prophètes.

  1. Je l’ai entendu dire le jour de la bataille de Khaybar :

لأعطین الرایة رجلاً یحب ﷲ ورسولھ ویحبھ ﷲ ورسولھ

(La’ou’tiyanna r-rayata rajoulan youhibbou l-Laha waraçoulahou wayouhibbouhou l-Lahou waraçoulouh)

« Je donnerai la bannière à un homme qui aime Allah et Son Messager, et que Allah aime et que Son Messager aime. »

Le compagnon (qu’Allah l’agrée) a dit :  « Nous avons tous souhaité être cet homme. »

Et le Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wasallam  a ajouté :

أدعوا لي علیاً

(‘Oud’ou li Alianne)

« Appelez-moi Ali. »

Il est venu, il avait le ramad (une infection des yeux). Le Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wasallam  a mis de sa salive dans les yeux de Ali et lui a donné la bannière. Et Dieu lui a accordé la victoire.

  1. Quand le verset (‘ayah) a été révélé :

فقل تعالوا ندع أبنآءنا وأبنآءكم  

(Faqoul ta’alaw nad’ou ‘abna‘ana wa‘abna’akoum)

« Dis, venez et allons appeler, venez, nous appellerons nos enfants et vos enfants. » [‘Ali ‘Imran/ 61].

Le Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wasallam a appelé Ali, Fatimah, AlHaçan et al-Houcayn. Et il a dit :

اللھم ھؤلاء أھلي

(Allahoumma ha’oula’i ‘ahli)

« Ô Allah, ceux-là sont ma famille. »

Et cela a été rapporté également par An-Naça’iyy. Le Messager salla l-Lahou ‘alayhi wasallam considérait donc son gendre comme étant de sa famille.

C’est pour ces 3 raisons que Sa^d a catégoriquement refusé d’insulter notre maître Ali (qu’Allah l’agrée).

La science de Ali (qu’Allah l’agrée)

Il lui suffit comme mérite le hadith :

أنا مدینة العلم وعليٌ بابھا

(‘ana madinatou l-‘ilmi wa’Aliyyoun babouha)

« Je [le Prophète Mohammad] suis la ville de la science et Ali en est sa porte. »

Et c’est un honneur pour lui qu’il soit le premier des enfants à être entré en Islam. C’est également un mérite pour lui qu’il soit descendu dans la tombe du Messager salla l-Lahou ‘alayhi wasallam lorsque celui-ci est décédé afin de l’enterrer, et qu’il ait participé à son lavage. Notre maître Ali possède d’autres mérites, et d’autres caractères louables. Il fait partie des compagnons auxquels le Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wasallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au Paradis.

Ali (ran) jugeait entre les gens avec sagesse.

Notre maître Ali, que Dieu l’agrée, était un calife juste et intelligent. Il faisait preuve d’une grande sagesse lorsqu’il jugeait les conflits entre les gens.

Les bons jugements rendus par Ali lui ont valu les éloges du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wasallam

Il a été rapporté du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wasallam qu’il a dit :

       أقضى أمّتي  عليّ

(‘aqda ‘oummati ‘Aliyy)

« Celui qui est le plus fiable dans ses jugements entre les gens dans ma communauté, c’est Ali. »

Et d’après ‘Oumar Ibnou l-Khattab (qu’Allah l’agrée), il a dit :   « Celui qui est le plus fort d’entre nous pour juger entre les gens, c’est Ali Ibnou Abi Talib. »

Ibnou Mas’oud, qu’Allah l’agrée, a dit :   « Nous discutions entre nous et nous disions que celui qui était le plus fort des gens de Médine pour juger entre les gens était Ali Ibnou Abi Talib. »

Deux histoires qui illustrent sa sagesse et son intelligence (qu’Allah l’agrée)

Le récit suivant témoignent de la force et de l’extrême intelligence de notre maître Ali pour juger entre les gens.

La dispute des familles de 4 hommes tués par un lion.

Notre maître Ali a été envoyé au Yémen par le Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wasallam. Une fois là-bas, il a appris que quatre hommes étaient tombés dans un piège dans lequel un lion était capturé. Le premier tombé a entraîné dans sa chute le deuxième qui en a entraîné un troisième qui lui-même a fait tomber un quatrième. Le lion les a blessés et ils sont morts de leurs blessures. C’est alors que leurs héritiers se sont disputés jusqu’à faillir s’entre-tuer.

Ali (qu’Allah l’agrée) leur a alors dit :

« Moi, je juge pour vous départager. Si vous êtes d’accord, ce sera votre sentence. Sinon je vous empêche de vous voir les uns les autres jusqu’à ce que vous rencontriez le Messager de Allah (prière et salut sur lui) pour qu’il juge entre vous. Vous réunissez des biens de ceux qui ont creusé le piège. Ils verseront un quart du prix du sang plus un tiers du prix du sang plus une moitié du prix du sang et tout le prix du sang. Le premier qui est tombé aura le quart du prix du sang, car il a entraîné avec lui les trois autres, le deuxième aura le tiers, car il en a entraîné deux autres, le troisième aura la moitié, car il en a entraîné un et le dernier aura un prix du sang complet. »

Les gens ont refusé d’accepter cette sentence. Ils sont alors allés voir le Messager de Allah salla l-Lahou ‘alayhi wasallam et l’ont rencontré près du maqam d’Ibrahim. Ils lui ont raconté leur histoire et le Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wasallam a dit ce qui signifie : « Moi je vous donne un jugement. » C’est alors qu’un homme lui a dit : « Il y a Ali qui nous a déjà donné une sentence. » Lorsqu’ils lui ont dit ce que Ali (qu’Allah l’agrée) avait dit, le Messager salla l-Lahou ‘alayhi wasallam a confirmé cette sentence. Ceci témoigne de la grande intelligence de l’imam Ali (qu’Allah l’agrée).

Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.

Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani