Nusaybah Bint Ka‘b (qu’Allâh l’agrée)
Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.
Nusaybah Bint Ka`b, Umm `Ammârah
(Que Dieu l’agrée)
Umm `Ammârah (ra) faisait partie de la famille des Banû An-Najjâr. Elle était une femme d’une extraordinaire habileté, douce et parfaite. Elle éprouvait de l’affection pour le Prophète – Que la Paix et les Bénédictions d’Allah soient sur lui – davantage même que pour sa propre famille, tandis que de son côté le Prophète (sas) l’estimait également beaucoup et lui témoignait de la même affection. D’ailleurs les Compagnons parmi même les plus saillants furent emplis de fierté en faisant sa connaissance car elle témoignait d’un profond amour pour la Religion d’Allah (l’Islam) et de Son Messager (sas). Elle était l’une des deux femmes qui avaient participé avec les soixante-treize autres hommes au second Pacte d’allégeance au Prophète à Aqabah, pendant le Pèlerinage juste avant l’Hégire.
Au cours de la Bataille d’Uhud où elle avait activement participé, elle veillait à acheminer l’eau aux combattants mais également elle soignait ceux qui étaient touchés au combat. Lorsque les troupes Musulmanes commencèrent à se replier, Umm `Ammârah (ra) jeta alors son seau d’eau puis s’empara d’une épée et d’un bouclier. Elle s’en alla pour combattre aussi afin de protéger le Prophète (sas). Les polythéistes (mushrikun) n’arrêtaient pas de s’attaquer au Prophète (sas) mais elle était là avec d’autres Compagnons tentant de le défendre avec une bravoure majestueuse.
De plus, c’était un instant très critique dans la mesure où de nombreux braves hommes tombaient sur le champ de bataille. Or cette courageuse femme restait déterminée quant à son rôle de défendre le Prophète (sas) contre cette attaque massive orchestrée par l’ennemi. Lorsqu’un des ennemis s’attaqua au Prophète (sas) avec une flamboyante épée Umm `Ammârah (ra) contra le coup avec son bouclier puis frappa la patte de son cheval d’une telle force que tous les deux, le cheval et le cavalier, tombèrent à terre.
En voyant la scène, le Prophète (sas) appela Abdullah (ra), son fils, afin qu’il secoure sa mère. Celui-ci bondit et d’un seul coup d’épée il expédia ce polythéiste au feu. Tout à coup, un autre ennemi se jeta sur son fils. Il le blessa alors au bras gauche puis s’en alla. Entre temps, ce même homme qui venait de blesser Abdullah (ra) s’approcha pour attaquer le Prophète (sas) qui à son tour dit : « Umm `Ammârah prend garde. C’est le même homme qui vient de blesser Abdullah. » Umm `Ammârah (ra) se jeta alors sur lui avec hargne et le frappa de son épée. Il se retrouva à terre en deux morceaux. Constatant la chose, le Prophète (sas) de sourire : » Umm `Ammârah tu viens de venger ton fils comme il se doit « . Dans la même foulée, Ibn Qamiyah agressa le Prophète (sas). Le coup de son épée sur l’armure du Prophète (sas) avait provoqué deux éclatements de sa chaîne ce qui avaient alors poignardé la joue du Prophète (sas). Son visage commençait alors à saigner. C’était une attaque à la fois soudaine et prompte. Umm `Ammârah (ra) en était désespérée.
Elle se précipita alors à l’avant et arrêta Ibn Qamiyah. Bien qu’il soit réputé très bon cavalier parmi les Quraîshites, Umm `Ammârah (ra) sans aucune crainte ou hésitation l’attaqua avec résolution. Mais étant donné qu’il s’était accoutré de deux manteaux faisant office d’armures, son coup d’épée ne pouvait lui causer de réels dégâts par conséquent il avait l’occasion de poursuivre son attaque. Cette fois, Umm `Ammârah (ra) reçu un coup terrible ce qui lui provoqua une profonde entaille à l’épaule. Aussitôt, Ibn Qamiyah n’osa plus rester ici. Il fila rapidement sur le dos de son cheval.
De sa blessure le sang jaillissait tandis que le Prophète (sas) lui-même s’en occupa. Il pansa cette blessure puis il interpella plusieurs de ses braves Compagnons en ces mots : » Par Allah ! Aujourd’hui Umm `Ammârah a témoigné autant de courage que nous tous. » Umm `Ammârah (ra) demanda alors au Prophète (sas) de prier afin qu’elle soit toujours en sa compagnie même au Paradis. Le Prophète (sas) pria pour elle avec une profonde humilité en ces termes : » Ô Allah ! Ne me prive pas de leurs compagnies au Paradis » Umm `Ammârah (ra) en était très heureuse puis, instantanément, elle prononça ces mots : » A présent, rien ne peut me faire souffrir dans ce monde « .
Lorsque la bataille fut enfin terminée, le Prophète (sas) n’était rentré chez lui qu’une fois avoir appris d’Abdullah Ibn Ka’b (ra) qu’Umm `Ammârah (ra) allait mieux. Le Prophète (sas) s’employa à commenter qu’en ce jour de [la Bataille] d’Uhud, où qu’il puisse jeter un regard, de droite à gauche, il voyait constamment Umm `Ammârah (ra) en train de combattre. D’après une certaine narration, douze blessures lui auront été infligées au cours de la Bataille d’Uhud. Selon Ibn Sa’d (ra), après la Bataille d’Uhud, elle avait participé au Pacte d’allégeance de Ridwan à Hudaybiyah, à la Bataille de Khaibar, Umrat al-Qada et à la Bataille d’Hunain. D’après une autre narration, elle avait aussi accompagné le Prophète (sas) dans la Victoire et l’Ouverture de La Mecque.
Sous le Califat de Abû Bakr (ra), Umm `Ammârah (ra) avait aussi participé à la Bataille de Yamamah contre Musaylamah l’Imposteur (khadhab). Celui-ci avait torturé puis tué son fils Habîb d’une manière à la fois bestiale et inhumaine. Lorsqu’elle en a été informée, elle s’arma tout simplement de patience, mais fît la promesse que tôt au tard soit Musaylamah sera tué ou soit c’est elle qui donnera sa vie. Lors de cette bataille, elle repéra Musaylamah puis elle se dirigea vers lui. Sous une pluie de coups elle progressa péniblement jusqu’à lui tenant à sa main une lance. Dans ce duel, elle avait donc été victime de douze blessures et elle avait même perdu un de ses bras. Enfin arrivée à Musaylamah, elle était sur le point de lancer son attaque avec son arme lorsque simultanément deux autres armes ont percuté Musaylamah. Ce dernier, tomba à terre en morceaux puis lorsqu’elle leva ses yeux elle vit son fils Abdullah (ra) debout auprès d’elle et aussi Wahshî (l’assassin de Hamzah) debout tout près. Elle se prosterna alors pour remercier Allah.
Umm `Ammârah (ra) aimait beaucoup le Prophète – Que la Paix et le Salut de Dieu soient sur lui – et était même en mesure de sacrifier sa propre vie pour lui et le Prophète (sas) lui rendait visite à sa maison et estimait ses qualités de croyante dévouée au service de la Vérité. Selon certaines narrations, après la mort du Prophète – Que la Paix et le Salut d’Allah soient sur lui – Abû Bakr As–Siddiq (ra) avait coutume d’aller à la maison de Umm `Ammârah (ra) afin de prendre de ses nouvelles. FIN
Voilà mon enfant de quoi méditer sur cette esquisse de la vie de l’honorable et surprenante de Nusaybah Bint Ka`b, Umm `Ammârah (ra). que Dieu l’agrée et nous avec.
Alors reprends-toi mon enfant, repent-toi devant DIEU de ta négligence replace ton intention, fixe ton objectif persévère dans l’action et arme-toi de patience car DIEU est avec les patients, vêtit ton cœur par l’habit de la lumière de la foi afin qu’il puisse être digne et de reprendre sa vraie noblesse à travers la piété. Crains ton Seigneur et Maître en mettant tout ton espoir en Lui pour pouvoir parcourir le chemin qui mène à Lui par Lui en LUI.
Tu as un objectif maintenant essaye par la volonté de DIEU de le réaliser. Tu as un repère le Prophète (sas) et ton guide auquel tu dois te référer et imiter. Tu sais que l’Islam a un but, fait tout ce qui est possible en suppliant DIEU de l’atteindre à travers l’enseignement de la noble voie prophétique. La faveur de cette voie bénie te permettra d’atteindre certainement le but et d’avoir le privilège d’être appelé un jour serviteur de DIEU.
Les conditions pour arriver sont :
Premièrement : c’est que tu suives avec précision et ferveur l’enseignement et l’éducation de notre bien aimé maître et guide suprême Ahmad Tidjani (ra) en t’attachant entièrement à son amour.
La deuxième condition : C’est que tu ais une haute détermination à vouloir aboutir. Sache que le secret de l’aboutissement au but réside exclusivement dans le fait que tous tes actes intérieurs et extérieurs soient orientés Uniquement en vue de la satisfaction de DIEU, sans aucune convoitise.
Sache mon enfant qu’il est le seul qui mérite d’être Adoré d’une adoration parfaite et pure. Accomplie tes devoirs envers ton Seigneur sois sincère et véridique, soumets-toi à Lui entièrement à ce qu’Il t’a recommandé de faire comme obligations en suivant en cela la tradition de notre très bien-aimé Prophète Mohammad (sas).
Seigneur tu suffis à ma fierté et à mon honneur que tu sois mon Seigneur et Maître et c’est dans ton Unique soumission que je trouve le repos, la paix et la sérénité. Ma joie, mon bonheur mon amour ardant et ma raison de vivre réside dans le seul et unique but d’être à Ton service. Merci mon DIEU de ton infinie bonté et de ta largesse débordante que tu as envers nous.
Nous implorons DIEU, Qu’il soit glorifié de nous aider à suivre la voie droite de notre bien-aimé Prophète Mohammad (sas).
Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.
Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani
