Paroles du Bien-Aimé Cheikh Ahmed Tidjânî qu’Allāh sanctifie son précieux secret et Récit de ʿĪsâ (alayhi s-salâm) : la vérité de la dunya dévoilée
Au Nom d’Allāh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Ṣalât al-Fâtihi (version française)
Ô Allāh, prie sur notre maître Muhammad,
l’Ouverture de ce qui fut fermé,
le Sceau de ce qui a précédé,
le Défenseur de la vérité par la vérité,
et le Guide vers Ta voie droite.
Qu’Allāh prie sur lui, sur sa famille et ses compagnons,
selon Sa valeur et Son immense mérite.
Paroles du Bien-Aimé Cheikh Ahmed Tidjânî
qu’Allāh sanctifie son précieux secret
Le Bien-Aimé Cheikh Ahmed Tidjânî
— qu’Allāh sanctifie son précieux secret —
orientait les cœurs vers Allāh
et éloignait ses disciples de l’amour trompeur du bas-monde.
Il disait :
« L’amour du bas-monde est la cause de la rupture des liens avec Allāh.
C’est pour cela que je ne l’aime pas. »
Et il disait encore :
« Où que vous alliez dans ce bas-monde,
dans n’importe quel lieu où vous marcherez,
les Amoureux d’Allāh la trouveront amère,
comme le goût de la mer. »
Car le cœur qui aime Allāh
ne goûte plus aucune douceur
dans ce qui éloigne de Lui.
Le Récit de ʿĪsâ (alayhi s-salâm)
La vérité de la dunya dévoilée
Louange à Allāh,
Celui qui existe sans début ni fin,
sans endroit et sans comment ;
rien ne Lui ressemble.
Et que la paix soit sur Muhammad ﷺ,
sceau des Prophètes et lumière des cœurs.
- La demande de compagnie
Un homme dit à notre maître ʿĪsâ (alayhi s-salâm) :
« Ô Prophète d’Allāh, je souhaite marcher en ta compagnie. »
ʿĪsâ accepta.
- Les trois pains
Ils s’assirent au bord d’un fleuve
avec trois morceaux de pain.
Ils en mangèrent deux
et laissèrent le troisième.
Quand ʿĪsâ revint du fleuve,
le pain avait disparu.
— « Où est le troisième pain ? » demanda-t-il.
— « Je ne sais pas », répondit l’homme.
- Le miracle de la gazelle
Ils rencontrèrent une gazelle avec ses petits.
ʿĪsâ en appela un,
le sacrifia,
et ils en mangèrent.
Puis il dit :
« Relève-toi par la permission d’Allāh. »
Le petit revint à la vie
et rejoignit sa mère.
ʿĪsâ demanda de nouveau :
« Qui a pris le troisième pain ? »
L’homme dit encore :
« Je ne sais pas. »
- Le sable devenu or
Dans le désert,
ʿĪsâ prit une poignée de sable et dit :
« Deviens or, par la permission d’Allāh. »
Le sable devint or.
Il le partagea en trois parts :
- Une pour moi,
- Une pour toi,
- Une pour celui qui a pris le pain.
L’homme avoua alors :
« C’est moi qui ai pris le pain. »
ʿĪsâ dit :
« Prends tout l’or… et laisse-moi. »
- Trois morts pour un or inutile
Resté seul avec l’or,
l’homme vit venir trois brigands.
Il leur dit :
« Partageons cet or entre nous. »
L’un partit acheter de la nourriture.
Le chayṭân lui souffla de la ruse,
et il mit du poison dans la nourriture
pensant garder l’or pour lui seul.
Pendant ce temps,
les deux autres complotèrent pour le tuer à son retour.
Ils le tuèrent,
puis mangèrent la nourriture empoisonnée
et moururent à leur tour.
L’or demeura là,
inutile, abandonné,
au milieu de trois cadavres.
- L’enseignement de ʿĪsâ (alayhi s-salâm)
ʿĪsâ passa devant eux avec ses disciples et dit :
« Voilà ce qu’est le bas-monde !
Regardez ce qu’il a fait d’eux.
Méfiez-vous du bas-monde ! »
La dunya séduit, puis détruit.
Elle attire, puis égare.
Elle promet, puis tue.
Celui qui s’y attache
perd la vie d’ici-bas
et la vie de l’au-delà.
Conclusion spirituelle
Mensonge pour un pain,
meurtre pour un or,
perte pour un désir…
Ainsi agit le bas-monde
sur les cœurs insouciants.
Mais les Amoureux d’Allāh
trouvent amère toute chose
qui les éloigne de Lui.
Et c’est pourquoi le Bien-Aimé Cheikh Ahmed Tidjânî
— qu’Allāh sanctifie son précieux secret —
enseignait :
« Le bas-monde est la cause de la rupture des liens avec Allāh.
C’est pour cela que je ne l’aime pas. »
Le pauvre serviteur en Allāh
et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani
(qu’ALLAH sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani
