Saïda Maymuna bint al-Harith (qu’Allâh l’agrée) épouse du bien-aimé Prophète (sas).
Au Nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Ô Allâh, prie sur notre maître Muḥammad, celui qui a ouvert ce qui était fermé, qui a scellé ce qui avait précédé, le défenseur de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, selon sa valeur et son rang immense.
Saïda Maymuna bint al-Harith (qu’Allah l’agrée) épouse du bien-aimé Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).
Son Mariage (qu’Allah l’agrée)
Une année s’écoula depuis le traité de Hudaybiyya. Arriva alors le jour où le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et les croyants décidèrent d’effectuer une Umra (petit pèlerinage) comme le leur permettait le traité de paix. C’est en l’an 7 de l’Hégire que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et les croyants se rendirent à la Mecque. Les présents lançaient d’une seule voix « Labayka Allahumma labayk ».
Au même moment, le cœur d’une femme s’était épris de l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). C’était l’une des plus honorables femmes de la Mecque. Elle s’appelait Barrah Bint al-Harith ibn Huzn Ibn Bajir al-Amiryya al-Hilaliyya (qu’Allah l’agrée). Elle était la sœur d’Umm al-Fadl, l’épouse d’al-Abbas (qu’Allah les agrée), oncle paternel du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), cette femme qui n’hésita pas à lever la main sur Abu Lahab, l’ennemi de Dieu et le frappa d’un coup de bâton sur la tête.
 cette époque, Barrah (qu’Allah l’agrée) était veuve d’Abu Rahm Ibn Al’Uzza al-Amari. Elle avait trente-six ans. Elle se confia à sa sœur pour lui exprimer son désir d’épouser l’Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Umm Fadl en fit part à son mari. Al Abbas (qu’Allah l’agrée) n’hésita pas un instant pour transmettre le message au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Celui-ci accepta cette union avec promesse de remettre quatre cents dirhams en guise de dot.
Après trois jours de la Umra, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et ses compagnons quittèrent la Mecque comme convenu. Il laissa à Abi Rafi’ le soin de lui apporter Maymouna (qu’Allah l’agrée). Ainsi, le mariage fut consommé à Sarif, une étape lors du retour vers Médine. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui donna un nouveau nom « Maymouna » qui signifie « La Bénie ».
Sa vie à Médine
Maymuna (qu’Allah l’agrée) était de très bonne nature et s’entendait bien avec tout le monde, et aucune querelle ou mésentente avec les autres femmes du Prophète ne fut relatée à son sujet. Aïcha (qu’Allah l’agrée) dit d’elle : « Parmi nous, elle était celle qui craignait le plus Allah – Exalté soit-Il – et elle faisait le maximum pour maintenir les liens de parenté ».
Il est également rapporté qu’Abdallah Ibn Abbas (qu’Allah les agrée), qui était encore un enfant, fut une nuit l’invité de Maymouna (qui était sa tante) et du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Au milieu de la nuit, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) se leva pour accomplir la prière du tahajjoud (prière nocturne surérogatoire) et Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée) se joignit à lui. Ils firent tous deux leurs ablutions et la prière de onze rak`ât, puis se couchèrent à nouveau jusqu’à l’aube.
Maymuna (qu’Allah l’agrée) vécut trois ans auprès du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) jusqu’à son décès. Ce fut dans sa chambre que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) commença à sentir les effets de sa maladie finale. Il demanda ensuite la permission à ses femmes de rester dans la chambre d’Aïcha (qu’Allah l’agrée) pendant cette période.
Sa mort
Maymuna (qu’Allah l’agrée) mourut à l’âge de quatre-vingts ans, en 51 de l’Hégire. Elle demanda à être enterrée à l’endroit où elle avait épousé le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à Sarif, et sa requête fut entendue.
On rapporte qu’à ses funérailles, Ibn Abbas (qu’Allah l’agrée) dit : « Ce fut la femme du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) alors, lorsque que vous la soulèverez, ne la secouez pas et ne soyez pas trop brutaux, mais soyez doux ». Qu’Allah lui fasse Miséricorde.
Ô Allah ! Prie sur notre seigneur Mohammed, Celui qui a ouvert ce qui était clos, et clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité, le guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa noble famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité.
Le pauvre serviteur en Allâh et disciple de Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allâh sanctifie son précieux secret),
Mohammed El Mansour El Mohieddine Tidjani
